Le conseil d’affaires algéro-britannique a organisé, hier, une visio-rencontre entre des responsables algériens et britanniques sur les échanges économiques et commerciaux entre les deux parties et les moyens de les rendre plus significatifs qu’ils ne le sont aujourd’hui. L’occasion, pour le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, d’insister sur le nouveau cadre économique incitatif en cours de construction dans le pays.
Selon les chiffres de l’ANDI, 13 projets d’investissements britanniques ont été enregistrés et réalisés en Algérie, entre 2002 et mi-2019, pour un montant de 3,662 milliards de dinars dont un seul réalisé en investissement direct. La répartition des projets d’investissements britanniques par secteur d’activité, selon la même source, fait ressortir le secteur des Services en première position avec 7 projets d’une valeur de 661 millions de dinars, suivi du secteur de l’Industrie, 4 projets d’un montant de 956 millions de dinars, le secteur des transports, 1 projet d’un montant de 51 millions de dinars, et celui du tourisme, 1 projet d’un montant de 1,985 milliard de dinars.
Sur deux décennies ou presque, ces chiffres témoignent de la modestie des échanges économiques et commerciaux entre l’Algérie et le Royaume-Uni d’autant que les deux parties n’ont pas cessé, depuis le tournant des années 2000, à multiplier les rencontres et les discussions sur les moyens et les opportunités de partenariat et de coopération. A l’annonce du Brexit, la partie algérienne a espéré un regain dans la relation algéro-britannique, mais l’intérêt des opérateurs britanniques pour le marché se fait encore attendre. Les initiatives de rapprochement, elles, ne cessent pas comme en témoigne la visio-rencontre d’affaires, hier, sur l’investissement et le commerce.
Le ministre de l’Industrie en a profité pour appeler les entreprises britanniques «à déployer, dans notre pays, des activités intenses en technologie et à participer au développement de l’ingénierie de fabrication d’équipements industriels». M. Aït Ali Braham a réaffirmé l’ouverture de l’Algérie aux grandes entreprises étrangères et britanniques, en particulier, au savoir-faire «reconnu et apprécié». Il a estimé, dans ce sens, que la mobilisation de l’investissement national et étranger constitue une «exigence certaine» dans cette étape «importante» par laquelle passe l’économie algérienne.
La refonte prochaine du code de l’investissement «assurera plus de garanties et de protection à l’investisseur national et étranger à travers un cadre juridique transparent, clair et stable. Il permettra, en outre, de limiter le rôle de l’administration dans l’acte d’investir et d’encourager et d’accompagner les porteurs de projets», a déclaré le ministre lors de cette rencontre virtuelle organisée par le Conseil d’affaires algéro-britannique (ABBC). L’envoyé du Premier ministre britannique pour les Affaires économiques et commerciales avec l’Algérie, Lord Richard Risby, et le ministre d’Etat de l’Investissement, auprès du département britannique du Commerce international, Lord Gerald Edgar Grimstone, ont pris part à cette visio-rencontre. Lord Risby a estimé que la relance économique post-Covid-19 pour le Royaume-Uni et l’Algérie nécessite le développement des partenariats commerciaux et que de «nouvelles opportunités se présentent en faveur du partenariat économique entre les deux pays».