Le ministre des Ressources en eau Arezki Berraki a affirmé, hier à Alger, qu’ «aucune révision de la tarification de l’eau potable n’était à l’ordre du jour» et que le secteur focalisait en priorité pour «l’amélioration du service public et l’approvisionnement en cette ressource vitale», dans une déclaration à la presse en marge d’une journée d’études sur «La refonte institutionnelle du secteur des ressources en eau».

Concernant la problématique récurrente des perturbations d’approvisionnement en eau potable enregistrées dans plusieurs wilayas du pays, le ministre a précisé «qu’une amélioration progressive est enregistrée dans le traitement de cette situation au niveau des communes» tout en avouant que «le problème n’est pas encore entièrement résolu».
Toutefois, il a annoncé que «plusieurs projets sont en cours de réalisation à l’échelle nationale, de nature à venir à bout des perturbations d’approvisionnement». Précisant que «les résultats préliminaires de ces projets seront visibles en fin d’année». Le ministre a aussi annoncé l’élaboration d’un programme ambitieux pour l’année 2021 en vue de prendre en charge les préoccupations des citoyens relatives à l’approvisionnement en eau potable à travers toutes les communes du territoire national. Il a ainsi expliqué que les efforts sont focalisés «sur les ressources non conventionnelles», rappelant que «70 % des besoins des zones côtières sont assurés à travers le dessalement d’eau de mer».
Par ailleurs, le ministre des Ressources en eau a mis en exergue que pour la première fois, dans la nouvelle Constitution, il est explicitement stipulé dans l’article 21 «l’engagement de l’Etat à veiller à l’utilisation rationnelle des eaux, des énergies non fossiles et autres ressources naturelles» et l’article 63 prescrit «le rôle de l’Etat dans l’approvisionnement du citoyen en eau potable, tout en préservant cette ressource au profit des générations futures».
Il a également annoncé, hier, la révision de la loi 05-12 relative à l’eau pour s’adapter aux évolutions survenues dans le domaine économique et agricole ainsi qu’aux changements climatiques et environnementaux. Le nouveau projet de loi relatif à l’eau comprend 205 articles, dont 36 nouveaux, 67 partiellement amendés et 102 autres restés inchangés.
Cette réforme vise essentiellement à améliorer la politique de l’eau, préserver cette ressource et rationaliser les dépenses publiques», a souligné le ministre, ajoutant que «la valorisation des eaux non conventionnelles, particulièrement la réutilisation des eaux épurées dans le domaine agricole et industriel, ainsi que la réactivation de la police des eaux, en ré-examinant sa composante et son organisation, font partie des priorités de cette réforme».
Visant à remédier aux insuffisances et dysfonctionnements et la réduction des charges des entreprises placées sous sa tutelle, le ministre des Ressources en eau a également annoncé le projet de la fusion de l’Algérienne des eaux (ADE) et l’Office national de l’assainissement (ONA) en une seule société et ce en vue d’améliorer leur efficacité. n