Lancé officiellement en octobre 2016, le règlement via le paiement électronique du rechargement et de la redevance des factures de téléphone et crédit d’accès internet s’intensifie peu à peu chez les abonnés au secteur des télécommunications.

En témoigne, le dernier bilan du nombre de transactions effectuées par e-paiement. En effet, selon le ministre de la Poste et des Télécommunications Brahim Boumzar, une importante hausse du nombre des opérations de ce moyen de paiement a été enregistrée en 2020. Pour le détail, le ministre a indiqué lors de son entretien à l’APS, rendu public hier, que «le paiement en ligne, via la carte Edahabia, a enregistré près de 4 millions d’opérations en 2020, comparativement à 2019, où il était d’environ 670 000, soit une augmentation de 487% d’opération en une année». Un saut quantitatif qui est le fruit, en partie, selon lui, de la mise à disponibilité de plus de 6,6 millions de cartes, dont 3,8 millions de cartes renouvelées ont été délivrées en 2020. Mais il existe une autre raison, a fait remarquer le ministre dans son entretien à l’APS. En effet, pour le ministre l’e-paiement a été «propulsé» par la pandémie du coronavirus en Algérie. Expliquant : «La pandémie du coronavirus a favorisé le recours à ce type de transactions financières en ligne.» Comme il a tenu à dire, «certes, le secteur a connu des difficultés en 2020 à cause de la conjoncture pandémique due à la Covid-19, mais, cette crise sanitaire a eu pour effet positif de faire prendre conscience au citoyen de l’importance des nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment du e-paiement pour faciliter sa vie quotidienne». A propos du tout dernier dispositif de paiement électronique, à savoir l’application mobile Baridi Mob (permettant aux porteurs de cartes Edahabia de programmer des virements de compte CCP à d’autres comptes CCP), le ministre a révélé que celle-ci a également connu une évolution estimée à 557% de virements en une année (991 991 opérations en 2020, contre 150 992 opérations en 2019). Même constat pour les transactions sur les terminaux de paiement électronique (TPE) qui ont «fortement» augmenté avec un taux de croissance de 773%, de même que pour les Guichets automatiques bancaires (GAB), où l’on enregistre un montant des retraits de l’ordre de 956 milliards de DA, soit une évolution de 15% par rapport à l’exercice 2019. Interrogé sur les GAB en panne ou hors services, constatés notamment les week-ends et jours fériés, le ministre a expliqué que ce sont des GAB en panne technique, absence de pièces de rechanges et difficulté de l’intervention rapide dû notamment à la pandémie, ou généralement non alimentés en billets de banque, une situation que ses services prennent en charge «immédiatement après signalement». Rebondissant sur le problème de liquidités au niveau des bureaux de poste, le ministre a rapporté qu’il est dû au fait qu’il y avait «moins de circulation d’argent». Il a estimé qu’en dépit de cette crise, «les liquidités n’ont pas baissé de façon significative comparativement à 2019. Les retraits effectués au 31 décembre 2020 étaient de 4 549 milliards de DA, soit une diminution de seulement 2% en l’espace d’une année». <