La salle des délibérations de l’APC de Bensekrane, une commune de 18 000 habitants, située à 33 km au nord-est de Tlemcen, a vécu la semaine passée un incident regrettable lorsqu’un élu (FLN) a agressé physiquement le P/APC Merzoug Soufi,

d’obédience FLN également. Cela s’est produit à l’occasion de la tenue d’une assemblée générale extraordinaire ayant pour objet l’étude des projets d’aménagement urbain, l’éclairage public, les contrats de location, les sports et la jeunesse, entre autres. Lors des débats sur l’ordre du jour, l’élu en question a contesté un projet d’aménagement urbain de la ville et s’en est pris verbalement au chef de l’Exécutif qu’il a traité de tous les noms d’oiseau avant de passer à l’acte en lui assénant un violent coup de tête au visage le faisant tomber sur le sol. Sous le choc, le P/APC perd connaissance et sera évacué par une ambulance de la Protection civile dans un état comateux vers les UMC de l’hôpital de Tlemcen. Le wali s’est rendu à son chevet, accompagné du P/APW. Une plainte pour coups et blessures volontaires a été déposée par la victime auprès du parquet d’Ouled Mimoun territorialement compétente, sans préjudice des mesures conservatoires qui seront prises dans ce cadre par le chef de l’Exécutif. Par ailleurs, lors du dépôt des recours au niveau du centre culturel communal à la suite de l’affichage des listes de bénéficiaires de logements sociaux, le P/APC de Chetouane, Mohamed Saïdi (FLN), qui en est à son 3e mandat, sera pris à partie il y a quelques jours par une foule déchaînée. N’était l’intervention des forces anti-émeutes qui ont réussi à lui frayer un chemin avant de l’évacuer in extremis vers la sortie, il aurait été « lynché » par les protestataires en furie. L’on se rappelle dans ce contexte de l’agression de l’ex-P/APC de Tlemcen, Amine Bedjaoui, par ailleurs journaliste, commise sur sa personne par le chargé du protocole du wali. L’incident s’était produit au niveau du cabinet du wali de l’époque Zoubir Bensebbane « en marge » de la visite qu’effectuait à Tlemcen, le ministre délégué aux Collectivités locales Ould Kablia.
Le P/APC (FLN) n’aurait pas été convié à la cérémonie protocolaire d’accueil et d’accompagnement de ce membre du gouvernement, une grave entorse aux règles du protocole. Lors de cette altercation,
le P/APC de la ville, jouissant du statut d’officier de police judiciaire, de surcroît judoka ceinture noire, aurait gardé son sang-froid, ne se départant pas de son devoir de réserve pour ne pas envenimer la situation. L’incident fut clos sans qu’il y ait de sanction à l’encontre du chef de protocole, croit-on savoir.
E. H. T.