Invité de l’émission Culture Médias de Philippe Vandel sur Europe 1 hier, le premier décideur à Canal + Maxime Saada a réaffirmé sa position sur la suspension du versement des droits télés prévus en avril pour les clubs de L1 (110 M d’euros).
«Canal + n’a pas à assurer la trésorerie des clubs français, clame-t-il. On n’a fait qu’appliquer nos droits. Il n’y a aucun lien dans le contrat entre le nombre de matches joués et le paiement. Il y a des échéances et une mécanique juridique qui impliquent que, lorsqu’on n’est pas livrés, on ne paye pas. On n’est pas une banque.»
C’est le président du PSG et patron de BeIN Media Group Nasser al-Khelaïfi qui devait être chargé de tenter de négocier une solution avec Canal Plus, comme avec BeIN Sports d’ailleurs, qui a également gelé sa traite du mois d’avril (42 M d’euros). Saada balaie aussi l’idée selon laquelle Canal + n’a pas tout réglé de ce qu’il devait jusque-là. Car selon les calculs de la LFP, sur les 110 M en question, 43 correspondaient à des matches déjà joués et diffusés.
«La Ligue a livré 28 matches sur 38, soit 73,6 % du produit, se murmurait-il récemment au sein de l’instance. Canal +, à date, n’a payé que 67 % de ce qui a été diffusé, ce qui représente 35 millions d’euros hors taxes (43 millions d’euros TTC). «Juridiquement, le calcul est faux et non pertinent, considère Saada. Ce calcul n’est pas dans le contrat.»