Les gardes-côtes de la wilaya d’Oran ont récupéré, hier, quelque 490 kilogrammes de cocaïne. Les produits stupéfiants, conditionnés dans plusieurs sacs, ont été découverts par des pêcheurs près des côtes. Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

Par Nadir Kadi
Les autorités ont immédiatement bouclé le secteur lors de la recherche des sacs, mais aucune information n’est pour l’heure communiquée quant aux circonstances qui ont conduit les trafiquants de drogue à se débarrasser de leur marchandise. Même chose pour l’identité de ces éventuels trafiquants, qui restent «non-identifiés», tout comme l’origine de cette nouvelle cargaison découverte près d’Oran. Une enquête a toutefois été ouverte par la Gendarmerie nationale selon les premières informations.
Produit stupéfiant dont la valeur marchande est estimée à près de 500 milliards de centimes, selon le journal El-Bilad qui rapporte la nouvelle. La cargaison aurait été plus précisément découverte tôt dans la matinée par les trois membres de l’équipage d’un bateau de pêche. La drogue répartie dans un nombre indéterminé de sacs étanches était à la dérive à quelques kilomètres du port d’Arzew. Quant aux autorités immédiatement prévenues par les pêcheurs, elles ont, en plus de l’ouverture d’une enquête confiée au service de recherche et d’enquête de la Gendarmerie nationale, dépêché sur place plusieurs unités de gardes-côtes pour quadriller la zone et rechercher l’ensemble des sacs de cocaïne.
Il y a lieu de noter que les gardes-côtes découvrent régulièrement les traces de passage de trafiquants, notamment des embarcations rapides abandonnées, au niveau des régions d’Oran, Mostaganem mais aussi Aïn Témouchent. Le port d’Oran avait, pour rappel, été le théâtre, le 29 mai 2018, d’une découverte «record» de cocaïne. Un total de 701 kilogrammes saisis à bord du navire de commerce, le MC Vega Mercury, en provenance du Brésil avec escale en Espagne. La découverte de drogue, dissimulée parmi une cargaison de viande congelée, avait rapidement conduit à la mise en cause de «l’importateur» et homme d’affaires Kamel Chikhi ainsi que plusieurs de ses collaborateurs et membres de sa famille. L’affaire avait toutefois pris les proportions d’un scandale d’Etat après qu’un lien ait été établi entre le principal suspect et le chauffeur de l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel. Ce «dossier», qui a nécessité près de 3 ans d’enquête, devrait «prochainement» aboutir devant la justice, le magistrat instructeur de la 2e chambre du pôle pénal spécialisé avait, en effet, fait savoir, en mai dernier, que les investigations étaient clôturées. L’ensemble des pièces du dossier ont été transmises pour examen au niveau de la chambre d’accusation près la Cour d’Alger. La nouvelle saisie de cocaïne près des côtes d’Oran, qui reste pour l’heure sans lien avec l’affaire de 2018, dénote toutefois par sa quantité et sa valeur marchande que les saisies de cette drogue dure restent relativement limitées. En effet, les derniers chiffres en date, communiqués le 25 juin dernier par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), montrent que la cocaïne est une drogue relativement peu consommée en Algérie. Plus de 25 tonnes de résine de cannabis ont en ce sens été saisies durant les quatre premiers mois de l’année en cours, alors que seuls «5 462 168 grammes» de cocaïne ont été découverts durant cette même période. <