Les 140 familles résidant dans les bidonvilles implantés dans la placette Oukrine-Rabah, dans la localité de Drâa-Ben-Khedda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, crient leur détresse quant aux conditions précaires dans ce quartier construit durant l’ère post-indépendance, plus précisément en 1963.

Des fuites d’eau, des toitures totalement dégradées, des murs qui risquent à tout moment de s’effondrer, bref, des bâtiments en ruine… Des conditions qui mettent en danger la vie de ces habitants qui sont menacés de mort, notamment durant la saison hivernale. Après plusieurs constats menés par les services techniques et d’urbanisme de la localité de Draâ-Ben-Khedda, sur lesquels un avis favorable de démolition de ces habitations a été émis, les autorités locales continuent à faire la sourde oreille et à camper sur leur politique de «fuite en avant» au lieu de démolir ce bidonville et de procéder au recasement de ses habitants. «Nous sommes marginalisés, car nous n’avons jamais bénéficié de quotas de logements toutes formules confondues attribués par les pouvoirs publics dans notre commune», indique un habitant. Ce dernier a affirmé que les assurances faites par les responsables locaux pour lancer une opération de recasement à leur profit ne sont que de la poudre aux yeux. «Nous avons tapé à toutes les portes, en vain. Nous souhaitons que le

P/APC et le chef de daïra ouvrent les portes du dialogue pour mettre fin à ce calvaire quotidien auquel font face les habitants de ce quartier à démolir», précise-t-il.
A souligner que les habitants ont parlé de leurs souffrances et de leur vécu amer, concernant non seulement des adultes de ce quartier, mais aussi des enfants dont la quasi-totalité est atteinte de maladies chroniques, en l’occurrence l’asthme. «Comment voulez-vous vous taire, alors que nous vivons à huit personnes dans un F2 qui ne répond à aucune norme d’une vie décente ?», se sont-ils interrogé. «Nous voulons bénéficier d’une opération de relogement et rien de plus. C’est un droit légitime d’autant plus que nos vies sont menacées de mort, puisque ces bâtiments risquent de s’effondrer», lance un habitant. A cet effet, ils appellent le premier magistrat de la wilaya à trouver une solution avant de radicaliser leurs démarches. «Nous demandons une chose légitime et nous souhaitons qu’elle soit satisfaite avant de faire dégénérer notre mouvement de protestation dans les prochains jours», menacent les habitants de ce quartier. n