Le projet de loi de finances complémentaire 2020 a été élaboré dans un contexte qu’on pourrait qualifier d’exceptionnel et d’inédit marqué par la conjonction de deux facteurs majeurs, à savoir la stagnation économique mondiale et la crise sanitaire globale sans précédent, a noté le ministre des Finances en présentant le projet devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale. La conjoncture il est vrai ne s’annonce guère reluisante et ce à des niveaux divers. Compte tenu de la chute drastique des cours du pétrole ces derniers mois, le prix de référence du baril de pétrole a été revu à la baisse. Ce qui devrait à l’évidence mettre sous tension les finances du pays en attendant un passage vers une période moins compliquée. Il est évident que la double crise économique et sanitaire ne manquera pas d’avoir un effet très dur sur la santé économique de beaucoup de pays. Et seuls les pays qui maitrisent l’art de l’anticipation pourraient s’en sortir à bon compte. Mieux, qui pourraient transformer une crise en opportunité insoupçonnable. Reste que les conséquences économiques et commerciales de l’actuelle pandémie pourraient s’avérer avantageuses pour les économies qui ont du potentiel. Et qui savent surtout les utiliser dans les conditions extrêmes. 2020 est parti pour être une année pas comme les autres. Et les conséquences de cette année devraient s’étaler sur plusieurs exercices à venir. Le maitre mot de la gestion économique future sera inévitablement la diversification. Utiliser au maximum les possibilités intrinsèques afin d’ouvrir le champ des possibles. Les observateurs les plus avertis augurent d’un bouleversement des règles du jeu économique qui pourrait remettre de nouveau les acteurs sur une même ligne de départ. Pour l’heure, il faudrait d’abord attendre de sortir d’une crise sanitaire dont les perspectives demeurent toujours floues. D’autant que le retour à une activité normale n’est toujours pas à l’ordre du jour. Et l’après Covid reste toujours encore difficile à dater.