La baisse des prix des hydrocarbures impacte négativement sur l’économie nationale ! Est-ce une nouveauté ? Bien sûr que non. C’est une réalité connue et subie par l’Algérie depuis longtemps, trop longtemps même. Cette dépendance n’a que trop duré. C’est pourquoi la récente étude du Cread est à prendre en considération pour connaitre l’impact de la fluctuation des prix des hydrocarbures sur toute l’économie du pays.
La nouvelle Algérie sera jugée avant tout sur ce qui se fera pour se libérer de ce lien devenu insupportable pour la stabilité de quasiment tous les secteurs DZ. Le Cread l’a bien rappelé, en 2019, le secteur des hydrocarbures représente plus de 80% des exportations. Avec la morosité du marché de l’or noir, il est clair que détacher l’économie de ce paramètre est plus qu’une urgence. Les rafistolages ne peuvent plus masquer les dysfonctionnements et deviennent même un blocage.
A cette peu reluisante situation s’est ajoutée la crise sanitaire. Cette dernière est venue tel un cataclysme assombrissant le ciel déjà brumeux du monde des entreprises algériennes. Plus le temps passe, plus l’impact des mesures de lutte contre la pandémie devient déstabilisant pour la survie de notre économie. La Covid-19 est venue mettre à nue tous les pseudo-programmes économiques lancés en grande fanfare depuis 20 ans et qui se sont avérés être des arnaques. Il suffit juste de se pencher par exemple sur l’informel et sa place dans le quotidien sur les citoyens et également sur les entreprises. Ainsi, les nombreuses formules d’aide décidées par le gouvernement depuis plusieurs mois n’ont pas eu de résultats probants sur plusieurs catégories sociales. L’une des principales raisons est surtout le nombre impressionnant de travailleurs non déclarés.
Il ne faut pas également oublier que la persistance de l’interdiction des transports (comme mesure de lutte contre la pandémie) influe négativement sur les performances des entreprises qui commençaient juste de respirer. L’impossibilité de se déplacer pour les ouvriers a fait en sorte que plusieurs chantiers à travers le pays restent bloqués ou tout au plus travaillent au ralenti.
Toutefois, l’espoir reste toujours d’actualité. Tout n’est pas désespérant. Cette période, obscurcie par cette double crise (la Covid-19 et baisse des prix des hydrocarbures), est une occasion pour lancer des chantiers d’assainissement. Il n’est jamais trop tard.