La pandémie de coronavirus qui bouscule le monde entier, mettant l’économie internationale en difficulté, suscite déjà des appréhensions légitimes. Quelles seront les conséquences économiques et financières d’une crise sanitaire inattendue sur le fonctionnement des Etats du monde ? Quels seront ses effets sur l’emploi alors que des pans entiers basculent déjà dans le chômage ? L’état de confinement actuel d’une grande partie des populations du monde ralentit l’activité mondiale et met irrémédiablement sous pression des économies entières. Les Etats, particulièrement occupés par la lutte urgente contre un virus, qui fait des milliers de mort et menace toujours le plus grand nombre, tentent d’y pallier en injectant des financements. L’édifice ne pourrait évidemment pas résister à long terme. Le confinement qui semble s’installer dans la durée devrait avoir un coût particulièrement lourd sur les Etats visiblement déroutés par une déferlante sanitaire qui met en émoi la science médicale. Il est évident que ce sont les Etats les plus fragiles et ceux dépendants qui en ressentiront les effets les plus néfastes. Déjà, la Banque mondiale prévoit une baisse de production dans la région MENA en 2020. Selon l’organisation financière mondiale, cette région est confrontée à un double choc qui ralentit sa croissance économique. La propagation du Covid-19 et ses effets immédiats, associée à l’effondrement des prix du pétrole, perturbent fortement ces économies et les menacent désormais. Lorsqu’une épreuve s’ajoute à une autre, le temps de la réaction s’en trouve évidement rétréci. Ces pays aux économies fragiles sont pourtant condamnés, aujourd’hui, à anticiper les conséquences de la pandémie sur leurs revenus. Et mettre en place des stratégies adéquates afin de résister au tsunami annoncé et profiter du nouvel environnement en gestation. Les Etats doivent déjà se préparer à subir le contrechoc d’une crise, dont les conséquences s’annoncent pénibles. La relance de l’après-confinement se prépare maintenant.