Par Salim Benour
Le Front des forces socialistes (FFS) a marqué le double anniversaire du 20 Août 1955 et 1956 par un appel au pouvoir à s’inscrire dans un «compromis historique» afin d’«endiguer» la «crise tentaculaire» dont souffre le pays. Il s’agit, explique le premier secrétaire du parti, de le prémunir «des multiples périls qui menacent son existence».
L’unité et la souveraineté nationales n’ont jamais été aussi fébriles et malmenées que maintenant. Pis encore, ces épisodes apocalyptiques ont surtout dévoilé au mieux l’incapacité des autorités et au pire, ses défaillances à pourvoir juguler ces crises et à amortir leur impact sur des populations déjà largement et profondément anéanties par une crise économique et sociale sans précédent», prévient Hakim Belahcel.
«Soixante-cinq ans après le Congrès national de la Soummam, élaborés par les architectes de l’indépendance nationale, l’Algérie est devenue, hélas, la proie des plans ourdis des artificiers de la discorde et de l’effondrement des fondations de la nation algérienne», déclare le membre de l’Instance présidentielle du FFS. Au nom de son parti, il insiste pour «que toute la lumière soit faite» sur «le lâche assassinat de Djamel Bensmaïl» et que «les responsables de ce forfait soient punis». Le meurtre de Djamel Bensmaïl «nous rappelle surtout l’existence des apprentis sorciers qui s’ingénient à manœuvrer et à envenimer une situation déjà assez complexe et chaotique», ajoute-t-il.
«Les cercles et les personnes qui agissent à visage découvert, qui distillent un discours de haine et de violence, pour l’instant en toute impunité, doivent être interpellés et condamnés. Car les paroles et les écrits qui incitent à la promotion du racisme et de la discorde seront les fondements des crimes de demain», poursuit encore Hakim Belahcel. Le Front espère que «la justice de notre pays agisse en toute indépendance afin d’élucider toutes ces affaires sans trop tarder. Evidemment, sans surenchère et sans instrumentalisation politicienne».