L’Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé qu’elle était en quête d’un nouveau fabricant de flacons destinés à recueillir les prélèvements antidopage, après la décision du groupe suisse Berlinger de se désengager de cette activité.

«L’AMA a débuté une phase active d’exploration pour trouver des alternatives pour la fourniture de flacons. Elle collabore, à cet effet, avec l’Institut des agences nationales antidopage et un certain nombre d’agences antidopage», a-t-elle expliqué vendredi soir dans un communiqué. Plus tôt dans la journée, Berlinger avait annoncé qu’il avait pris «la décision stratégique de se retirer dans les mois à venir du segment» des contrôles antidopage. «Les formes de plus en plus institutionnalisées de dopage ont progressé au cours des dernières années et ont changé les demandes pour les flacons de prélèvement, a indiqué Andrea Berlinger, la PDG du groupe, dans un communiqué. Cela porte préjudice non seulement au sport, mais cela devient de plus en plus incompatible avec nos valeurs et nos compétences ». En janvier, à quelques semaines des jeux Olympiques de Pyeongchang, l’AMA avait été informée par le laboratoire de Cologne que des flacons de dernière génération conçus par Berlinger et présentés comme inviolables, «pouvaient être ouverts manuellement après congélation». L’entreprise avait réagi en assurant que ses flacons «ne pouvaient pas être ouverts sans laisser de traces de manipulations». Mais le fabricant avait cessé la production de flacons de nouvelle génération pour revenir à l’ancien modèle utilisé pour les Jeux de Rio en 2016, sur recommandations de l’AMA. Malgré son désengagement, Berlinger a assuré qu’il fournirait encore des flacons dans les mois à venir, notamment pour les Jeux Paralympiques de Pyeongchang qui ont débuté vendredi.