Pénuries d’eau sans pareil dans tout le pays, incendies de forêts à profusion, absence de liquidités dans les bureaux de poste, appels à la révolte via les réseaux sociaux, manque d’oxygène dans les hôpitaux, disparition des primes Covid-19 pour le corps médical. Autant de complications qui ont fait que le citoyen algérien soit au bout du rouleau et autant de problèmes recensés par le président Tebboune et exposés lors de son discours devant les walis.
Le Président de la République avait déjà fait allusion à tous les tracas du citoyen qui se multiplient depuis quelque temps et avait ordonné l’ouverture d’enquêtes. Cette fois, en présence des walis, qu’il met devant leurs responsabilités, il mentionne clairement les coupables, les résidus de la issaba, la bande, et leur argent sale utilisé à des fins de déstabilisation du pays et son retour aux jours où elle régnait sans partage. «Ceux qui complotent contre le pays aujourd’hui sont ceux-là mêmes qui ont détourné des milliards vers l’étranger», précisera-t-il.
Le président Tebboune préconisera «la poursuite de la bataille du changement radical» et «donner un nouvel élan à l’Algérie».
La stratégie du changement, évoquée par le Président lors de sa campagne électorale, ainsi que les dialogues initiés vers toutes les forces positives de la nation, deux promesses électorales de Abdelmadjid Tebboune parmi les 54 proposées, commencent donc à donner leurs fruits sur le terrain. Preuve en est, l’agitation des tenants du pouvoir des 20 dernières années. Une agitation orchestrée savamment à partir des officines glauques à l’intérieur du pays et à l’extérieur, sous l’œil attentif de plusieurs détenus de la maison d’arrêt d’El Harrach qui n’ont pas dit leur dernier mot. La preuve en est la tentative d’internationalisation de leurs cas, se présentant en victimes du «pouvoir», oubliant qu’ils étaient, il y a quelques mois, les bourreaux de tout un peuple à qui ils ont spolié argent, travail, logement et même le désir de vivre sur le sol algérien.
C’est ce même peuple qui est sorti crier «barakat» un certain 22 février 2019 et a pu remettre sur rails des espoirs meurtris et mutilés par des années de hogra. C’est vers ce même peuple que le président Tebboune se tourne à chaque occasion pour réveiller en lui la fibre patriotique qui a beaucoup terni ces 20 dernières années. Une fibre patriotique qui se dressera en barrage infranchissable pour ceux qui n’ont pas encore désespéré de revenir un jour au pouvoir à dessein de poursuivre leur insatiable rapine.