Le président du Parti Jil Jadid, Djilali Soufiane, a apporté son soutien, hier, à l’initiative de sortie de crise proposée par les trois personnalités nationales, en l’occurrence Ali Yahia Abdenour, Rachid Benyellès et Ahmed Taleb El Ibrahimi.
Dans une vidéo postée sur Facebook, Soufiane Djillali a salué l’appel de ces trois personnalités nationales pour l’ouverture du dialogue direct avec l’institution militaire. «Trois personnalités politiques connues en Algérie ont rendu public un communiqué, dans lequel elles demandent l’ouverture du dialogue entre l’institution militaire et la classe politique. C’est une initiative que nous soutenons et saluons», a-t-il dit. Pour lui, le moment est venu d’établir un contact direct entre tous les acteurs en vue d’aller vers une solution globale. Poursuivant son intervention, Soufiane Djilali explique pourquoi le dialogue doit être direct avec l’institution militaire et non avec le gouvernement de Nouredine Bedoui ou le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah. «Pourquoi dialoguer directement avec l’institution militaire ? Parce que tout le monde sait que c’est cette dernière qui a les clés de la République», a-t-il affirmé, ajoutant que «l’institution militaire doit accompagner le peuple dans la recherche de solutions». Dans le même ordre d’idées, il appelle la classe politique, les syndicats, les associations et tous les acteurs de la société à dialoguer et à discuter sur les revendications légitimes exprimées par le peuple et les solutions à apporter, avec des propositions à soumettre au pouvoir. Par la même occasion, le président de Jil Jadid s’est félicité de la mobilisation populaire de vendredi dernier : «Encore une fois, les Algériens sont descendus dans la rue pour exprimer dans un cadre pacifique leurs revendications.» poursuivant son intervention, il dira «Le peuple demande le départ de toutes les figures du régime et l’instauration d’un Etat de droit». L’institution militaire, selon lui, doit écouter les Algériens et prendre en compte leurs revendications, notamment en ce qui concerne la tenue de l’élection présidentielle le 4 juillet prochain. En d’autres termes, Soufiane Djilali appelle l’Armée à faire machine arrière sur la question de la présidentielle de juillet prochain.<