Mardi 18 janvier, le ministre des Travaux publics Kamel Nasri a procédé au coup d’envoi des travaux de dédoublement du tronçon de la Route nationale 1 reliant Djelfa à Laghouat, sur une distance de 64 kilomètres. Le projet coûtera la bagatelle de 19 milliards de dinars et mobilise trois entreprises de travaux publics, instruites de «réduire les délais de réalisation tout en maintenant la qualité des travaux».

Par Salim Benour
Il s’agit surtout de faire oublier le retard considérable observé pour la réalisation de cette infrastructure routière importante pour les Hauts-Plateaux et faisant surtout partie de l’axe autoroutier stratégique Alger-Ghardaïa, reliant le nord au sud du pays. Selon les instructions du ministre, le délai d’achèvement des travaux est de 15 mois alors que les entreprises chargées des travaux tablaient sur 23 mois. Kamel Nasri a, par ailleurs, annoncé le lancement d’un autre chantier aussi important que le tronçon Djelfa-Laghouat, à savoir le tronçon Boughezoul (Médéa)-frontières nord de la wilaya de Djelfa sur une distance de 7,5 kilomètres.
Pour rappel, le projet de dédoublement du tronçon de la Nationale 1 Djelfa-Laghouat comporte de nombreux ouvrages d’art pour l’évacuation des eaux et quatre échangeurs importants, en plus d’un viaduc de 1 460 mètres de long, situé sur la voie d’évitement de la ville de Djelfa. En marge de sa visite de travail et d’inspection, le ministre des Travaux publics a affirmé que son département ministériel comptait publier, les semaines prochaines, une deuxième partie des cahiers de charges modèles en vue d’éviter la lenteur de plusieurs procédures relatives aux projets. Après avoir rappelé que cette opération avait commencé les mois derniers, où il a été procédé à l’élaboration de cahiers de charges modèles pour les unifier en termes technique et éviter la lenteur des procédures de la concrétisation des projets, le ministre a ajouté que «certains maîtres d’ouvrage mettent des conditions rédhibitoires pour la sélection des maîtres d’oeuvre ou des bureaux d’études». «Il y a des maîtres d’ouvrage qui mettent avant le début de l’étape de la sélection des maîtres d’œuvre ou des bureaux d’études, des conditions difficiles de réaliser sur le terrain, et c’est complètement inacceptable», a-t-il ajouté.