Alors que la saison estivale, synonyme de l’apparition de pathologies telles les MTH et autres n’a pas encore débuté, un cas mortel de rage est comptabilisé à Djazia, une commune rurale de la daïra de Dhalaa (90 km au sud-est du chef-lieu de wilaya).

C’est ainsi qu’un enfant mordu par un chien enragé a rendu l’âme le 22 avril 2018 à l’EPH Boushaba de la ville de Khenchela, avons-nous appris de sources concordantes. La victime, qui résidait à mechta Bir Makhlouf, dans la commune de Djazia, accompagné de sa mère, s’est présentée en effet le 16 avril 2018 pour une consultation à l’EPH Bouhafs de Meskiana (extrême est de la wilaya) après avoir été mordu par un chien errant, selon des sources médicales. Après avoir fait l’objet des procédures nécessaires d’admission à des fins d’observation, il a été évacué le 17 avril 2018 vers le CHU de Constantine où le diagnostic du virus de la rage fut confirmé. Néanmoins, au lieu de prendre l’enfant en charge sur place, il a été évacué en urgence vers l’EPH Bouhafs de Meskiana le même jour, où il décéda le 22 avril 2018. Son décès fut confirmé à la DSP de la wilaya d’Oum El Bouaghi le 23 avril 2018 par la DSP de Khenchela, selon les mêmes sources. Une question se pose : pourquoi la victime a subi les tracas de l’itinéraire de l’évacuation et l’hospitalisation en dehors de la wilaya d’Oum El Bouaghi, alors que cette dernière dispose de pas moins de 4 EPH d’envergure, dont 2 au chef-lieu de wilaya, 1 à Aïn Beida et un autre à Aïn Mlila pouvant assurer la prise en charge médicale en pareil cas ? D’autant plus que la rage est l’une des pathologies à déclaration obligatoire.
Enfin, ce cas de figure interpelle les communes de la wilaya quant à l’entreprise de campagnes d’abattage des chiens errants pour atténuer le risque de la rage.K. M.