Le Front de libération nationale entend rafler la mise lors des législatives du 4 mai 2017, a fait savoir son secrétaire général lors d’une conférence nationale des cadres et militants jeunes organisée, hier, à Koléa (Tipasa). 

« Notre objectif est de gagner au moins 220 sièges sur les 462 que compte l’APN », a déclaré d’emblée dans son intervention Abdelkader Zahali, membre du bureau politique du FLN. Sur sa lancée, le sénateur et homme politique influent de Tipasa a harangué l’assistance, s’adressant aux jeunes militants leur demandant de «se mobiliser, jeunes hommes et femmes » et de « soutenir le programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika ». «Les prochaines échéances électorales sont décisives. Apprêtons-nous à récolter au moins 220 sièges et entamons, dès aujourd’hui, auprès de la population et des partisans du parti une campagne de sensibilisation et de persuasion en faveur de l’inscription sur les listes électorales, afin qu’ils votent FLN», a enchaîné Abdelkader Zahali. Il a également exprimé ouvertement l’intention du FLN de présider le Haut-conseil de la jeunesse, un organisme prévu par la nouvelle Constitution, adopté il y a un an jour pour jour. «Le Haut-conseil de la jeunesse est un cadre d’expression et d’écoute des préoccupations de la jeunesse», a-t-il dit. Intervenant à son tour, le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, a dit œuvrer pour que le parti «récolte une majorité confortable».
«Le FLN est à l’aise, le peuple est avec nous », s’est exclamé Ould Abbès. «Le FLN est un parti fort de la légitimité historique et de la légitimité de l’édification du pays. Le FLN a ordonné la guerre de libération nationale et a conduit l’œuvre d’édification du pays. Il faut transmettre le flambeau à des mains sûres», a-t-il martelé, tout en lançant à une assistance acquise que le «prochain gouvernement sera constitué par de jeunes ministres pour remplacer les ministres FLN du gouvernement en exercice». «Le FLN n’est pas qu’un simple parti. C’est une institution », nous dira un jeune militant. « 6 200 militants et militantes ont postulé pour les listes des candidatures du FLN aux élections législatives du
4 mai 2017. Les dossiers recueillis au siège national du parti à Alger seront traités à parts égales. Il n’y aura ni favoritisme, ni clientélisme ni la chkara», s’est-il défendu. « Les recalés ne seront pas ignorés et leurs dossiers ne seront pas éliminés. Ils seront reconduits pour les échéances électorales à venir, notamment les locales », a-t-il aussi promis. Par ailleurs, Ould Abbès a donné instruction pour que la campagne de sensibilisation en faveur de l’inscription sur les listes électorales soit lancée du 8 au 22 février, simultanément avec la révision exceptionnelle des listes électorales.
Au sujet de la célébration du premier anniversaire de la révision de la Constitution, adoptée par les deux chambres du Parlement le 7 février 2016, Ould Abbès n’a pas omis de rappeler que c’est d’abord une «initiative du président Abdelaziz Bouteflika». «La Constitution a été révisée en 1976, 1989, 1996, et légèrement en 2002 et 2008. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue en 1999 après son élection à la tête de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika avait déclaré publiquement que la Constitution ne convient pas. La Constitution de 2016 est un visa pour l’avenir», a fait observer le SG du FLN tout en mettant en relief que c’est une commission constituée de sénateurs qui a formulé les amendements proposés et les deux chambres du Parlement ont adopté la nouvelle mouture de la première loi du pays.