Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, met les pieds dans le plat de la présidentielle de 2019. La question sera tranchée au sein de l’ex-parti unique lors de la réunion du Comité central prévu en mars prochain.

C’est ce qu’a déclaré, hier, Djamel Ould Abbès lors d’une conférence de presse consacrée initialement à la lecture des résultats définitifs des élections locales du 23 novembre écoulé. La sortie d’Ould Abbès concernant la présidentielle de 2019 est une suite de ces récentes déclarations sur le même sujet, lorsqu’il avait dit que « le FLN présentera son propre candidat ». Dans sa réponse, Ould Abbès a fait en sorte de laisser un point d’ombre. Son choix de ne pas éclairer l’assistance sur le sujet reste son vœu de voir « le chef de l’Etat vivre encore longtemps ». Ce vœu n’est autre que l’expression de l’envie de voir le président Bouteflika rempiler pour un autre mandat. Sans le dire, Ould Abbès met comme condition au choix du FLN la longévité de la vie du chef de l’Etat. Ce qui s’apparente, à n’en plus douter, à un plaidoyer pour un cinquième mandat. Sur un autre volet, le secrétaire général du FLN a longuement traité des résultats de sa formation lors des dernières élections locales. Tout en se félicitant des résultats obtenus par l’ex-parti unique, il a estimé que cette victoire du FLN est aussi celle du peuple qui a choisi le parti de la légitimité historique. « Parler de la légitimité historique est un devoir au sein du FLN », a-t-il dit, en réponse à ceux qui l’accusent de vouloir monopoliser la révolution au profit de son parti. Quant aux résultats, il a souligné que le FLN est majoritaire dans 34 APW avec 2 165 000 voix et 655 APC avec 2 800 000 voix. Le FLN a obtenu, selon Ould Abbès, 9 000 élus, soit 1 000 élus de plus qu’en 2012. « C’est le fruit d’un travail titanesque réalisé par le FLN », a-t-il dit. Ajoutant que la direction du parti a ordonné aux nouveaux élus de tisser des alliances  dans le but de permettre au parti de conquérir plus d’assemblées. Quant à la « guéguerre » avec le RND, Ould Abbès a nié l’existence d’un contentieux avec la formation d’Ahmed Ouyahia et que tout ce qui se dit « ne sont que des mensonges ». « Le RND est notre allié stratégique », a-t-il encore dit. Interrogé sur le rôle de Saïd Bouteflika dans le processus de prise de décision, Ould Abbès a nié « toute ambition » chez le frère du Président, estimant qu’il fait son travail de conseiller du chef de l’Etat tout comme les autres conseillers. A propos des dernières manifestations pour tamazight, Ould Abbès a accusé « des partis qui ont échoué lors des dernières élections », de vouloir « embraser la région ». Rappelant que la question de l’amazighité a été tranchée dans la dernière Constitution avec la constitutionnalisation de tamazight comme langue officielle.n