Le 16 octobre 2018 marquait la dernière apparition d’Ishak Belfodil avec le maillot de l’équipe nationale. C’était à l’occasion de la défaite des « Fennecs » à Cotonou face au Bénin (1/0) pour le compte des éliminatoires de la CAN-2019 que l’EN remportera plus tard. C’était aussi le seul revers sous la houlette de Djamel Belmadi qui avait décidé de rappeler l’avant-centre inconstamment retenu en sélection. Depuis, l’actuel sociétaire du TSG 1889 Hoffeinheim (Budensliga/Allemagne) n’a plus rejoué avec la tunique de l’Algérie. Mais, il risque fortement d’être appelé pour le stage de novembre compte tenu de sa forme.

C’est un footballeur énigmatique, mais au talent certain. On croirait qu’il a dépassé la trentaine, mais Ishal Belfodil n’a que 28 ans. C’est pour dire qu’il y a encore quelque chose à tirer de lui footballistiquement. D’autant plus qu’il ne manque pas de talent. Présenté comme une véritable pépite sortant de l’Olympique lyonnais et son réputé centre de formation, le natif de Mostaganem a connu un parcours étonnant. Il a même eu le temps de faire un crochet par un championnat du Golfe en jouant Beniyas SC (Emirats arabes unis) il y a 5 ans.
Cela ne l’a pas empêché de retourner en Europe par la porte du Standard de Liège qui l’avait prêté au Werder Brême (2007-2018) avant de le vendre définitivement au TSG 1889 Hoffeinheim contre un chèque de 5.5 millions d’euros. Ainsi, l’ex-sociétaire de l’Inter Milan a disputé un total de 46 rencontres avec 18 buts et 5 passes décisives dans la copie. On parle d’un joueur qui est décisif 1 match sur deux. Ce qui n’est pas rien. Même s’il ne fait pas beaucoup parler de lui.
Un genou qui
a tout plombé
Avec la « Hoffe », il s’est distingué jeudi dernier en inscrivant son premier but, sur penalty, à l’occasion de la 2e journée de l’Europa League. Comme pour envoyer un signal à Djamel Belmadi, driver d’ « El-Khadra », qu’il est là pour donner des options pour la ligne offensive des Champions d’Afrique. Derrière lui, Belfodil a laissé des moments difficiles. L’an dernier, il n’avait pu disputer que 5 matchs en raison d’une grave blessure au genou qui l’a contraint de passer sur le billard. Un contretemps qui lui a valu une absence de 267 jours. Ce qui n’est pas rien dans la vie d’un footballeur. Auparavant, en 2018-2019, alors qu’il avait entamé son aventure avec Hoffeinheim sur les chapeaux de roues (16 réalisations et 3 offrandes en Bundensliga lors des28 apparitions) et disputé la Ligue des Champions (5 rencontres), il s’est blessé aux ligaments croisés avec une période d’inactivité de 81 jours.
Le moment des retrouvailles…
Cet épisode l’avait complètement cassé dans son élan alors que l’entraîneur de l’Algérie semblait compter sur lui. Avant lui, Lucas Alcaraz l’avait fait jouer 90 minutes chez le Cameroun (défaite 2-0) le 07 octobre 2017 dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018. Le technicien espagnol avait mis fin à 2 années d’absence de Belfodil sur le plan international. A ce jour, il compte 17 capes pour 2 pions. Devant, il pourrait être une pièce de rechange de qualité pour Belmadi. Un profil à la Benzema avec le gabarit de Slimani, on ne va pas cracher dessus alors que les Guerriers du Désert auront des batailles importantes à mener en Afrique. Notamment sur le chemin vers le Qatar qui abritera le Mondial 2022. Avant d’entamer cette campagne, Belfodil, qui a cumulé 292 minutes sur le pré depuis l’entame de l’exercice actuel, pourrait se (re)familiariser avec ses coéquipiers lors du prochain regroupement et la double-confrontation contre le Zimbabwe le 12 et 16 novembre à venir. Ça sera dans le cadre des éliminatoires de la CAN-2021. n