Par Bouzid Chalabi
Avec un taux actuel de remplissage des barrages du pays de 10% supérieur par rapport à la même période de l’année précédente, le spectre d’une crise sur l’eau potable, comme celle enregistrée durant toute la période estivale de 2021, semble s’éloigner. C’est du moins les prévisions de Salah Eddine Cheriet, cadre central au sein de l’entreprise l’Algérienne des eaux. Ce dernier qui se prononçait hier sur les ondes de la Radio publique Chaîne I s’est dit convaincu que la crise de l’été dernier ne va pas se répéter cette fois «dès lors où la situation actuelle des ressources hydriques au niveau national est stable». Comme il a tenu à faire savoir que «malgré cette stabilité, nous allons continuer, dans le cadre de la stratégie du secteur des ressources hydriques, à augmenter les capacités de production en eau potable du pays à travers, d’une part, le renforcement du parc des usines de dessalement et, d’autre part, la décision de lancer en urgence un programme de forage de 700 puits. Lequel programme connaît un taux de réalisation appréciable».
Toujours à propos de forages de puits, l’invité de la radio a rapporté qu’un programme similaire, qui consiste à la mise en exécution de 1 200 points d’extraction d’eau souterraine, est sur le point d’être achevé». Cela dit, le cadre central a tenu à rassurer les populations que l’Algérienne des eaux a mis en place tout un programme d’urgence «afin d’assurer l’approvisionnement de l’alimentation en eau potable (AEP) en très grande proportion compte tenu de la forte demande durant la période des grandes chaleurs». A propos du détail du programme d’urgence, il a avancé qu’il repose sur trois axes principaux. Ainsi, selon le cadre central, le programme va consister à l’entretien des structures de production et de distribution et leur nettoyage fréquent et de disposer de stocks consistants de pièces de rechanges, de lutter contre le phénomène des raccordements illicites aux réseaux d’AEP et de réduire au maximum les déperditions dues à la vétusté de tronçons dans le réseau en place. Il s’agira également de lancer une campagne nationale de sensibilisation à l’économie de consommation d’eau et assurer la récupération et la réutilisation de grandes quantités d’eau afin d’améliorer le service public. Concernant la problématique de la rareté de l’eau potable au niveau des zones d’ombre où la population est importante, M. Cheriet a rapporté que de nombreux chantiers ont été lancés dans le but de les raccorder au réseau national de l’AEP. <