La Confédération syndicale internationale (CSI) intervient dans le conflit qui oppose le Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg) et le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Dans une lettre adressée à ce dernier, la CSI s’insurge contre la décision relative au retrait du récépissé d’enregistrement au Snateg.

« On vous écrit pour dénoncer le contenu de presse du 3 décembre, annonçant la dissolution volontaire par votre département du Snateg », lit-on dans la lettre qui réfute tous les arguments avancés par le ministère pour justifier sa décision de retirer l’agrément au Snateg. « Vous invoquez les dispositions de la loi 90/14 comme base légale pour déclarer la dissolution du Snateg, or selon l’article 29 de cette même loi, la dissolution volontaire est déclarée par les membres de l’organisation syndicale ou leurs délégués régulièrement désignés conformément aux dispositifs statutaires », note le communiqué. 

En outre, la CSI estime dans sa lettre que la réunion sur laquelle est basée la décision du ministère du Travail n’a ni la compétence ni l’autorité pour déclarer la dissolution du Snateg. La décision du ministre du Travail constitue une violation de la législation nationale, mais témoigne aussi « d’une forte ingérence du gouvernement dans les affaires internes des syndicats, ce qui est contraire aux dispositions de la convention n°87 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiée par l’Algérie, indique la même source qui déplore le gel des comptes bancaires du Snateg. La Confédération syndicale internationale exhorte le ministère du Travail de retirer immédiatement cette décision de dissolution ainsi que « le harcèlement contre le Snateg ».