Le calvaire des bénéficiaires de crédits dans le cadre des dispositifs étatiques de, soutien à l’emploi se poursuit. Devant les difficultés persistantes qu’ils rencontrent dans un marché où ils peinent à prendre pied, le seul recours qui reste devant ces jeunes promoteurs est la protestation de rue pour faire entendre leur voix. Ils réclament un moratoire sur les crédits contractés et les charges sociales qu’ils doivent aux organismes fiscaux et parafiscaux.
Des dizaines de jeunes porteurs de projets, créés dans le cadre des dispositifs Angem, Cnac et Ansej ont organisé, hier, mercredi, un sit-in de protestation devant le siège de la Banque algérienne de développement rural (Badr) de Tizi Ouzou. Ces jeunes promoteurs entendent se plaindre de leur situation socioéconomique qu’ils jugent «lamentable», en raison de l’absence de plans de charge qui rend leurs entreprises déficitaires et non rentables. Endettés et incapables de rembourser les crédits contractés et de faire face à leurs charges fiscales et parafiscales, ces entrepreneurs en difficulté réclament «l’arrêt des poursuites judiciaires» à leur encontre par les bailleurs de fonds et autres organismes étatiques d’accompagnement qui, dénoncent-ils, ont lancé contre eux ce qu’ils qualifient «de campagnes massives» d’intimidation et de harcèlement par le biais de huissiers de justice. «Nous sommes accablés par un système fiscal et soumis à un régime de sécurité sociale des plus répressifs. Aussi, nous avons un accès très limité aux marchés publics et privés. Le climat des affaires nous est défavorable», se plaignent ces jeunes promoteurs qui, par ailleurs, se disent «incapables» de rembourser leurs crédits aux banques, réitérant leur demande d’un moratoire et d’«amnistie générale» mainte fois réclamée auprès du gouvernement.