Le directeur du développement agricole et rural dans les zones arides et semi-arides au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, Messaoud Bendridi, a rassuré les Algériens sur la disponibilité des produits alimentaires de large consommation, comme le blé, le lait, la semoule et les viandes rouges et blanches en les orientant vers les points de ventes étatiques ou des produits locaux sont vendus à des prix compétitifs.

Par Sihem Bounabi
Intervenant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, il a d’emblée rassuré sur la disponibilité du blé, soulignant que l’«opération d’approvisionnement est effectuée régulièrement et périodiquement».
Affirmant que le ministère a pris des mesures en fournissant du blé tendre et dur en quantité suffisante au niveau des 411 minoteries pour la farine et 145 pour la semoule, déclarant que «nous sommes assurés de la disponibilité de la matière première pour ces deux produits et que l’opération d’approvisionnement se déroule de manière régulière».
Concernant l’approvisionnement en lait, il a confirmé l’approvisionnement de 119 laiteries, dont 15 appartiennent au groupe Giplait et 104 sont des laiteries privées à l’échelle nationale.
Interrogés sur le manque de disponibilité du lait durant ces premiers jours du mois sacré, le responsable du ministère de l’Agriculture a expliqué que l’une des raisons des fortes tensions sur le lait incombe au dysfonctionnement de la chaîne de distribution et à la forte consommation des Algériens durant ce mois de Ramadan. Affirmant que la quantité de lait cru collectée s’élève à 60 millions de litres par mois. Le directeur du développement agricole et rural des régions arides et semi-arides au ministère de l’Agriculture est également revenu sur la création de 162 points de vente de légumineuses au niveau national, au cours de ce mois, afin de rapprocher le produit du consommateur en proposant, encore une fois, des prix compétitifs. Illustrant ces propos, en affirmant que «les pois-chiches sont vendus 120 DA le kilo et les lentilles à 100 DA le kilo».
Par ailleurs, s’agissant de l’approvisionnement des marchés en viandes rouges et blanches, le représentant du ministère de l’Agriculture a expliqué que son ministère a pris plusieurs mesures afin d’assurer des prix compétitifs pour le consommateur. Il cite à titre d’exemple le fait «d’approvisionner les éleveurs en aliments pour volailles et en fournissant des poussins au prix de 80 dinars, afin de temporiser le lien entre les prix et la hausse des prix des aliments pour animaux, sur lequel le ministère travaille».
Afin de rassurer les consommateurs et dans un contexte marqué par le spectre d’une crise alimentaire mondiale, Messaoud Bendridi a insisté sur le fait que «tous les efforts ont été déployés par les pouvoirs publics pour éviter une crise alimentaire en Algérie» et que «le stock stratégique de l’Etat est fortement abondant et en quantités suffisantes, il n’y a aucune crainte de pénurie». L’intervenant sur les ondes de la Radio nationale insiste encore une fois sur la stabilité de la sécurité alimentaire algérienne, en expliquant qu’en plus d’une abondance dans le stock stratégique de l’Etat, les prévisions pour les prochaines récoltes sont très optimistes. Déclarant que l’on «s’attend à atteindre une production abondante cette année grâce à la quantité de pluies récentes enregistrées dans diverses régions du pays».
Interpellé sur les incitations accordées aux agriculteurs pour tirer parti des technologies modernes, en particulier l’irrigation, qui est un impératif pour élever la production nationale, le directeur du développement agricole et rural dans les zones arides et semi-arides a rappelés les mesures incitatives mises en place depuis des années, à l’instar de «la fourniture d’équipements pour économiser l’eau d’irrigation conformément aux instructions du ministre de l’Agriculture». Il ajoute dans ce sillage que «le soutien aux agriculteurs est chaque fois renouvelé et revu en fonction des nouveaux prix des matériaux et équipements afin d’aider les agriculteurs à les acquérir». Ajoutant une autre mesure importante qui est «de rétablir la décision de fournir des engrais en augmentant le prix de référence».
Messaoud Bendridi souligne aussi que la stratégie adoptée par le ministère avec ses partenaires les plus actifs est de les encourager «à augmenter le rendement du produit céréalier en introduisant des technologies modernes en coopération avec les instituts techniques qui jouent un rôle important dans le développement du domaine agroalimentaire».
Au final, le directeur du développement agricole et rural dans les zones arides et semi-arides au ministère de l’Agriculture réitère la volonté de sa tutelle de «développer les cultures stratégiques, notamment les céréales, le lait et les oléagineux» et cela «en fournissant du fourrage à des prix raisonnables, en créant d’importants investissements agricoles pour élever des vaches laitières, notamment dans les régions du Sud du pays et en créant ainsi un cheptel moteur de ce secteur stratégique». <