Pour réclamer la vérité sur la disparition et la mort de Kamal Bazi, un jeune villageois de 26 ans, des habitants du village Ighrayène, commune d’Idjeur dans la daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, sont descendus dans la rue dans la matinée d’hier à Azazga.

Ils ont organisé une marche ponctuée par un rassemblement devant le tribunal de la même ville. Au procureur de la République qui a reçu leurs représentants parmi lesquels figure le P/APC d’Idjeur, les manifestants exigeaient que toute la vérité soit faite sur la disparition et la mort probable de l’un des leurs dans des conditions qui sèment le trouble parmi la population locale. Le jeune Kamal Bazi a disparu depuis le 26 octobre 2016. Aussitôt, l’alerte a été donnée par le comité de village et la famille et des investigations ont été entamées par les services de sécurité. Du sang et des ossements humains ont été trouvés lors des battues organisées par les villageois. Pour ces derniers, ils tenaient la preuve d’indices probants que le sang et les ossements trouvés sont ceux de leur concitoyen. Des tests ADN effectués sur les prélèvements sanguins ont corroboré le premier indice, à savoir que le sang est celui du jeune Kamal. Quant aux ossements, c’est la gendarmerie qui les récupérés pour des analyses de laboratoire. Mais voilà, entre temps, soixante-dix jours se sont écoulés depuis la date de la récupération des restes humains par les gendarmes, aucune réponse n’est venue soulager l’angoisse et l’attente de la famille de la victime et des villageois. Ils commencent à croire qu’il y a une volonté de blocage de l’enquête pour empêcher la manifestation de la vérité. Toutes ces préoccupations ont été soumises par la délégation des villageois accompagnés par le P/APC d’Idjeur au procureur de la République près le tribunal d’Azazga. Le magistrat s’est engagé à leur remettre les résultats des tests de laboratoire effectués sur les ossements, mercredi prochain, les assurant, en outre, que les éléments de la Sûreté urbaine de Bouzeguène sont désormais autorisés par une décision de justice afin d’enquêter sur les circonstances de cette affaire. Les manifestants ont averti de revenir et de maintenir la pression au cas où ces promesses ne seraient pas tenues.