La dépouille du moudjahid et diplomate Abdelkader Hadjar, décédé mardi à l’âge de 83 ans, a été inhumée mercredi l’après-midi au cimetière d’El Alia à Alger. Les obsèques se sont déroulées en présence du président du Conseil de la nation par intérim, Salah Goudjil, du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de membres du gouvernement, de moudjahidine, de proches et de membres de la famille du défunt et de ses compagnons d’armes. Dans un éloge funèbre, le Secrétaire général (SG) du ministère des Moudjahidine, Laïd Rebika a loué les qualités du défunt et les importantes haltes ayant marqué son parcours de militant, affirmant que le regretté «comptait parmi les hommes fidèles à la nation et à la patrie, ayant voué toute sa vie à la cause nationale en tant que militant et combattant dans les rangs de la révolution nationale». «Dès son jeune âge, le défunt a rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) dans la wilaya V historique où il a subi les affres de la torture dans les geôles coloniales», a-t-il rappelé. Au lendemain de l’indépendance, poursuit M. Rebika, feu Abdelkader Hadjar a poursuivi son parcours «avec loyauté et dévouement» au service de la patrie, en s’acquittant des missions qui lui étaient confiées et responsabilités qu’il a eu à assumer aux côtés de ses compagnons pour bâtir l’Algérie indépendante et préserver le message des vaillants Chouhada». Le défunt était «l’un des meilleurs enfants de l’Algérie, connu pour sa clairvoyance, son discernement et sa grande perspicacité qui ont fait de lui un diplomate des plus brillants et un homme politique des plus compétents», a-t-il soutenu. Né en 1937 à Tiaret, le défunt avait occupé le poste d’ambassadeur d’Algérie dans plusieurs capitales notamment Tripoli, Téhéran et le Caire. A noter que feu Abdelkader Hadjar a également été, des années durant, membre du Comité central du parti du Front de libération nationale (FLN). (APS)