Par Feriel Nourine
La journée internationale des travailleurs aura été une autre occasion pour Abdelmadjid Tebboune de revenir sur le dossier du pouvoir d’achat. Dans son message adressé aux travailleurs algériens, le président de la République a réitéré l’engagement de l’Etat à soutenir le pouvoir d’achat du citoyen. Un soutien qui passe en premier lieu, et inévitablement, par la revalorisation des salaires pour faire face à une flambée des prix qui ne s’arrête pas, et ne semble pas vouloir s’arrêter de sitôt.
Lesquels salaires ont été laminés et carrément dépourvus du pouvoir qu’ils sont censés apporter au citoyen face à l’acte d’achat. Du coup, Tebboune juge opportun de rappeler la poursuite du soutien au pouvoir d’achat quelques jours après avoir annoncé de nouvelles augmentations de salaires ainsi que la revalorisation de l’allocation de chômage.
Si la guerre en Ukraine a grandement contribué aux dernières envolées des prix de produits alimentaires et autres, elle est également en train de permettre à un pays comme l’Algérie d’engranger des dividendes certains sur ses ventes d’hydrocarbures dont les cours connaissent, eux aussi, une montée qui ne s’était plus manifestée depuis plusieurs années.
Une situation qui donne droit à un matelas financier supplémentaire autorisant le discours des pouvoirs publics à s’orienter vers des scénarios plutôt optimistes au profit des travailleurs ainsi qu’à celui des sans-emploi.
La libération de centaines de projets en quelques petits mois ouvre, elle aussi, la voie à l’embauche de contingents entiers parmi ces derniers. Lesquels, espérons-le, se comptent parmi ces centaines de chômeurs qui bénéficient désormais d’une allocation de chômage ayant mobilisé le colossal budget de 80 milliards de dinars pour cette opération.
En effet, l’allocation de chômage, quel que soit son montant, ne saurait être plus qu’une étape de courte durée pour un citoyen dont le droit est d’abord de décrocher un emploi synonyme de dignité sociale mais aussi de participation active à la croissance de l’économie nationale.