Par Yazid Miloudi
Il ne reste que deux matchs à l’Algérie pour se qualifier à la Coupe du monde de football, prévue en 2022 au Qatar. Pour arriver à ce stade de la compétition, soit les barrages des éliminatoires, les Verts ont dû finalement cravacher dur. Le match de mardi dernier en est la preuve. Tous les supporters de l’équipe algérienne ont poussé un grand ouf au sifflet final de l’arbitre sud-africain De Freitas. Un nul suffisait pour terminer premier du groupe et ainsi se qualifier aux barrages, et les Algériens se sont finalement contentés du minimum. Beaucoup de raisons peuvent expliquer ce semi-échec à domicile -Belmadi a toujours gagné les matchs officiels à domicile depuis sa prise en main de la sélection.
Il y a d’abord l’état du terrain, qui est devenu impraticable à cause (au moins) des fortes pluies qui sont tombées ce jour-là à Blida. Il y a également la crispation des joueurs sur le terrain et qui était flagrante. Le coach des Verts l’a bien indiqué après la fin de la rencontre, en déclarant «l’enjeu a primé sur le match». L’autre raison qui peut expliquer la dureté de la tâche des Algériens était la qualité de jeu de leur adversaire. Effectivement, les Burkinabés ont produit une excellente prestation tout au long de la rencontre, montrant un beau visage du football africain. Il n’y avait ni antijeu ni dureté dans les tacles. Les joueurs du Burkina Faso ont pratiqué un excellent jeu et montré qu’ils avaient des qualités techniques indéniables. Mieux encore, il y avait sur le terrain des individualités et, également, une équipe solide. Le grand mérite revient au coach des adversaires des Verts, le Burkinabé Malo Kamou. Une autre preuve que l’Afrique peut compter sur ses enfants pour pouvoir atteindre le haut niveau. La «solution» européenne (ou sud-américaine), très souvent préconisée pour driver les sélections du continent, n’est plus une fatalité. D’ailleurs, l’exemple de Belmadi en est la preuve. Sa réussite avec les Verts depuis sa venue est indéniable, et ses résultats ont dépassé ceux venus d’autres continents, que ce soient ses prédécesseurs ou ceux qui sont à la tête des sélections africaines.
En cours de chemin, il a gagné la CAN 2019, il lui reste maintenant à se qualifier au Mondial qatari. Pour cela, il faudra sortir vainqueur des deux matchs barrages qui restent à jouer. Trente-trois matchs d’affilée invaincus, c’est très bien, être à Doha en 2022, c’est encore mieux. Et avec le potentiel de cette équipe nationale, le prochain Mondial risque d’être le théâtre d’une grande réalisation DZ.