Dans un contexte marqué par la pandémie, l’Ambassadeur d’Italie en Algérie, Pasquale Ferrara, a choisi de dire au revoir pour sa fin de sa mission, après quatre années en Algérie, dans une vidéo diffusée sur le site de l’ambassade. Témoin du mouvement populaire du 22 février, il déclare que «j’ai eu le privilège de vivre avec vous et à côté de vous de grands moments de l’histoire de ce pays et d’être témoin d’un mouvement populaire qui a été capable de produire un changement politique majeur de façon pacifique, dans un contexte de tolérance et de modération de la part de tous les acteurs algériens, y compris, bien entendu, les institutions du pays». Relevant toutefois que «la perfection n’appartient pas à ce monde», il enchaîne que «je suis sûr que le peuple algérien dans sa sagesse politique est parfaitement capable de gérer son destin en toute indépendance, autonomie et originalité», estimant qu’« en Algérie, c’est toujours le peuple qui écrit l’histoire».
Abordant l’impact de la pandémie sur les interactions sociales, l’ambassadeur d’Italie souligne que «l’Algérie est un pays méridien, comme l’Italie. La distanciation physique artificielle qui nous est imposée pour des raisons de prudence et de prévention n’a jamais été entre nous une distanciation sociale, bien au contraire», expliquant qu’«au-delà du voisinage géographique, il y a entre nous une proximité amicale. L’histoire nous unit, mais ce sont notre présent et notre avenir communs qui nous rendent solidaires, concordes, unis». Proclamant avec beaucoup d’espoir que l’«on surmontera ensemble la crise pandémique».
Cet espoir, il le place également dans sa vision de l’avenir prometteur de l’Algérie, «surtout dans sa jeunesse avec son esprit d’imagination, sa créativité, sa profonde sensibilité artistique et sa volonté réalisatrice». L’ambassadeur d’Italie en Algérie rend également un hommage particulier à «la force et la résilience des femmes algériennes, qui sont toujours présentes et actives surtout dans les passages les plus difficiles de l’histoire du pays».
Il conclut son discours en affirmant : «Je quitte l’Algérie dans la conviction d’avoir apporté mon petit grain de sable pour rendre encore plus profondes nos relations politiques, sociales, économiques, culturelles.»