Djamel Ould Abbès, l’ex-secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), a été de nouveau entendu, jeudi, par le juge instructeur du Tribunal de Sidi M’hamed. Cette comparution est en rapport avec la poursuite de l’enquête le ciblant dans des affaires de corruption. Dans les faits, la présentation de Ould Abbès devant le juge instructeur est intimement liée à l’accusation de « dilapidation de deniers publics, conclusion d’un marché en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, abus de fonction et faux en écritures publiques ». Selon nos sources, les chefs d’inculpation mettant en cause l’ex-secrétaire général du FLN requièrent moult investigations :
« Il s’agit de l’interroger dans le menu détails sur des dossiers de corruption le mettant en cause, d’où ses multiples comparutions devant le juge instructeur avant la programmation d’un procès en bonne et due forme ». Placé en détention préventive depuis le 7 juillet 2019, soit plus de six mois, à la prison d’El Harrach, l’ancien secrétaire général du FLN et ancien ministre de la Solidarité nationale, a été le premier à être ciblé par la justice après la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Tout comme il a été le premier à perdre son immunité parlementaire en sa qualité de sénateur du tiers présidentiel. Une fois l’obstacle de l’immunité parlementaire levé, le Parquet général près la Cour suprême avait engagé des procédures de poursuite judiciaire à l’encontre de Djamel Ould Abbès conformément aux dispositions prévues dans le code de procédure pénale. Le dossier de cette affaire a été transféré au juge enquêteur désigné à cet effet pour prendre les mesures adéquates. Selon Farouk Ksentini, un de ses avocats, Djamel Ould Abbès est accusé d’avoir détourné entre 500 et 560 milliards, montant des autobus devant être mis à la disposition du transport scolaire. Le second chef d’inculpation porte sur le «détournement de 1200 ordinateurs, dons de l’Etat, devant être distribués à des associations». Il est aussi accusé d’avoir «détourné des tentes devant servir à un rassemblement de scouts dans la wilaya de Boumerdès». Selon une source judiciaire, Ould Abbès a passé suffisamment de temps en détention provisoire et son procès doit être programmé dans les plus brefs délais. Et pour cause, selon les dispositions en vigueur, une détention préventive ne peut durer plus de quatre mois et ne peut être renouvelée qu’une seule fois pour une période de quatre mois. En ce sens, qu’à l’issue de l’expiration du délai de détention, le Parquet de Sidi M’hamed est dans l’obligation de renvoyer le dossier devant la chambre d’accusation près du même Parquet. Ce qui succédera, selon nos sources, à l’ouverture d’un procès en bonne et due forme. Par ailleurs, son fils Mehdi a été emprisonné à la maison d’arrêt de Koléa, quelques semaines auparavant, pour affaires douteuses. A suivre