L’offre de dialogue formulée par le chef de l’Etat par intérim à l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance du pays marque visiblement une nouvelle séquence dans la crise politique et institutionnelle que traverse le pays.
Elle vient en effet marquer une nouvelle étape dans la quête d’une solution à une crise qui n’a que trop duré au moment où les initiatives politiques émanant des courants de l’opposition n’ont pas manqué.
Cette offre de dialogue du pouvoir politique, contrairement à ses appels antérieurs dans la même finalité, définit la partie qui aura la responsabilité politique de mener ce processus devant permettre l’organisation de l’élection présidentielle.
Il s’agit d’un panel de personnalités indépendantes qui aura la mission de tracer la voie d’une élection présidentielle dont la tenue ne rassure pas tout le personnel politique notamment ceux de l’alternative démocratique qui ne croit pas à la transparence d’un scrutin encadré par les institutions et les dirigeants en place.
Nul doute que la composante de ce panel suscite d’ores et déjà la curiosité des citoyens et de l’ensemble des acteurs politiques et autres représentants de la société civile, les noms et les parcours ont leur pesant dans les appréciations et les adhésions politiques.
Mais en attendant que l’équipe de ce panel de personnalités indépendantes ne soit dévoilée, la scène nationale reste manifestement rythmée par deux entités politiques au moment où le mouvement populaire préserve sa capacité de mobilisation galvanisée pour son 20e vendredi par sa coïncidence avec la date-symbole du 5 Juillet.
Les regards seront ainsi braqués aujourd’hui vers le bloc dénommé « les Forces du changement » qui dévoilera sa plate-forme de propositions de sortie de crise, un rendez-vous boudé par les Forces de l’alternative démocratique qui plaident, elles, pour une «véritable transition démocratique».
Ce qui revient à croire que les possibilités de compromis ou de consensus au sein de la classe politique s’amenuisent au vu du clivage qui marque, une nouvelle fois, les positions des uns et des autres.
En tout état de cause, le sort du nouveau format de l’offre de dialogue proposé par le pouvoir sera connu à l’aune des réactions qu’il suscitera auprès de la classe politique dont celle des « forces du changement » qui sera connue aujourd’hui au lendemain de l’acte 20 de la mobilisation populaire pour le changement.