Un climat de dialogue s’est installé entre le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs et le syndicat des imams. Cela n’écarte, cependant, pas la possibilité d’un recours de la part de la tutelle à l’arbitrage des institutions de l’Etat en cas d’impasse dans les négociations.

C’est du moins ce qu’a affirmé, mardi, le premier responsable du secteur, Mohamed Aïssa, lors de sa visite à Bouira, où il a pris part aux travaux du séminaire national sur «les efforts des oulémas algériens dans la promotion de la culture amazighe», en présence du président du Haut-Conseil de la langue arabe, Salah Belaïd.
«Le ministère pourrait recourir à l’arbitrage des institutions de l’Etat ou du secrétariat général de l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) en cas de problèmes relatifs aux doléances des imams», a fait savoir Mohamed Aïssa. Il a souligné, par la même occasion, que son département avait ouvert un «dialogue sérieux et franc avec les représentants du syndicat des imams afin d’examiner les différentes questions socioprofessionnelles posées».
Il a expliqué, dans ce contexte, que la dernière rencontre avec les représentants du syndicat des imams «était le début de ce dialogue», tout en se refusant à divulguer la teneur des sujets abordés avec ses interlocuteurs, préférant préserver cette relation de dialogue entre les deux parties. «Je ne peux pas vous révéler le contenu de cette rencontre, car nous sommes en train d’aller ensemble et de façon sérieuse, franche et civilisée vers un dialogue avec le partenaire social», a-t-il indiqué. Il faut noter que les deux parties avaient déjà tenu une première rencontre au début de la semaine pour débattre de questions et autres revendications soulevées par les imams. Le secrétaire général de la Fédération des imams et du personnel du secteur des affaires religieuses, Djelloul Hadjimi, avait affirmé qu’il était question d’une augmentation de salaires et d’autres revendications touchant au système des indemnités, la loi d’orientation du secteur et autres. A Bouira, Mohamed Aïssa a également évoqué la question des domaines des wakfs qui, a-t-il dit, «deviendront bientôt un secteur productif et créateur d’emploi après l’entrée en vigueur du dernier décret exécutif». Pour le ministre, ce texte «permettra à l’administration des wakfs d’investir dans ces domaines». Relevant qu’un travail a été entamé pour l’identification de toutes les parcelles de terrain utiles à l’investissement, le ministre a souligné que «les parcelles qui n’ont pas été aménagées pour abriter des mosquées et des écoles coraniques seront attribuées aux investisseurs publics ou privés dans le cadre d’un partenariat».