L’ambassadeur du Japon en Algérie, Kazuya Ogawa, en fonction depuis fin-février, veut hisser les relations entre son pays et l’Algérie à des niveaux plus élevés.

Dans un message posté sur la page officielle de l’ambassade du Japon en Algérie, sur le réseau social facebook, l’ambassadeur a dévoilé une feuille de route qui permettra, selon lui, d’aller de l’avant dans le partenariat entre l’Algérie et le Japon. La feuille de route proposée consiste à organiser des visites de ministres algériens au Japon au cours de l’année. Il s’agit de celles du ministre des Affaire étrangères, Abdelkader Messahel, et celui de l’Industrie et des Mines Youcef Yousfi.
«Je souhaiterais, au courant de l’année 2018, organiser si possible les visites au Japon d’Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, ainsi que Yousef Yousfi, ministre de l’Industrie et des Mines. Des visites officielles du côté japonais seront également envisagées dans un futur proche», lit-on dans le document.
Dans son message, l’ambassadeur rappelle que durant les années 1970 et 1980, de nombreuses entreprises japonaises se sont empressées de venir en Algérie pour l’exploitation des ressources naturelles et ont contribué au développement économique de l’Algérie après son indépendance. Cependant, pendant la décennie noire, le nombre d’entreprises japonaises et de ressortissants japonais a beaucoup diminué, fait remarquer la même source. Il ajoute : «La tragédie des attentats dans lesquelles plusieurs ressortissants japonais ont été victimes, il y a cinq ans, est encore un souvenir très présent dans nos mémoires. La protection des ressortissants japonais et l’assurance de la sécurité pour des entreprises japonaises sont parmi les rôles les plus importants de l’ambassade. J’entends faire de mon mieux en gardant cette notion à l’esprit». Evoquant le volet économique, il dira que malgré le haut potentiel de développement en Algérie, «sa superficie en Afrique, la plus grande, sa population de 40 millions et sa richesse en ressources telles que le pétrole et le gaz naturel, j’ai l’impression que les relations bilatérales entre l’Algérie et le Japon ne connaissent pas un grand élan ces dernières années».
Toutefois, il souligne que, depuis peu, de plus en plus d’entreprises s’intéressent au marché algérien. «Je tiens à réactiver les relations économiques algéro-japonaises à travers la conclusion d’un accord bilatéral sur la promotion et la protection réciproques des investissements et d’une convention fiscale bilatérale. Par ailleurs, les visites officielles entre les deux pays restent un sujet important», affirmera-t-il.
Enfin, il a indiqué qu’il consacre du temps pour apprendre l’Histoire de l’Algérie. «J’ai déjà eu l’occasion de travailler dans le continent africain, notamment au Sénégal et au Rwanda. Le Maghreb, y compris l’Algérie, étant une nouvelle région pour moi, suscite ma curiosité et me pousse à apprendre plus sur son histoire, sa politique et sa culture», révèle-t-il.
Pour rappel, la compagnie japonaise de fabrication de voitures Toyota a manifesté son intérêt installer une usine en Algérie, d’une capacité de 350 000 voitures par an. Ce projet, une fois validé par les pouvoirs publics, fera de l’Algérie un grand exportateur régional de voitures de marque Toyota.