Les pouvoirs publics ont consacré, ces dix dernières années, près de 95 milliards de dinars à la problématique de l’engorgement de la circulation dans le Grand-Alger ainsi qu’à l’aménagement de son littoral. Un montant révélé par le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, lors d’un point de presse organisé à l’issue de sa visite de travail, jeudi dernier, au niveau de plusieurs projets d’infrastructures de la capitale. Le ministre a tout de go précisé que « ce montant n’incluait pas les grands projets et les infrastructures de base réalisés par son secteur ».

A propos de ces dernières, il a tenu à dire : « Ces réalisations nous ont permis d’éviter un encombrement terrible dans la capitale. » Il a également évoqué « une trentaine de projets dont l’étude a été finalisée mais qui sont toujours en attente pour des raisons financières ». Ces derniers, selon le ministre, s’inscrivent dans le cadre du plan d’aménagement de la capitale à l’horizon 2035 et « dont l’étude a été finalisée », a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : « Nous passerons à la phase de la réalisation dès la disponibilité du financement. » Toujours à propos de ce plan, Zaâlane a détaillé : « Il comprend 48 projets en cours de réalisation en coordination avec la wilaya d’Alger dont 7 ont été finalisés et mis en service. » Lors de son périple, le ministre s’est rendu au niveau de la voie express reliant la Rocade sud, qui relie l’aéroport au deuxième grand périphérique d’Alger. Sur place, le ministre s’est félicité de l’inauguration de cette infrastructure qui, selon lui, va permette d’éviter au trafic de passer par les Eucalyptus et Cherrarba.
« C’est un projet structurel sur 8 km qui aura un impact très positif, non seulement sur les usagers de cette route, mais aussi sur les habitants des deux communes », a-t-il souligné. Concernant le retard de la livraison de ce projet, qui a duré au final trois ans au lieu de 24 mois, le ministre a expliqué : « C’est dû à divers obstacles liés notamment au foncier agricole, au litige entre bénéficiaires, les fils électriques à haute tension et du fait qu’il s’agit de zones habitées.» Notons que Zaâlane a, lors de cette visite où il était accompagné du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, fait une halte dans la commune d’Oued Koriche, où il a procédé à la mise en service du dédoublement du chemin Fontaine-Fraîche sur 1 km avec protection des talus et réalisation d’un stade. Il s’est également déplacé dans la commune de Zéralda pour inaugurer le projet d’aménagement de la côte Palm Beach avec la protection du rivage marin. Le projet dont le coût dépasse 850 millions DA consiste à aménager et à protéger le rivage sur 20 kilomètres et à l’aménagement portuaire, lit-on dans la fiche technique du projet. Ce projet porte, également, sur le rechargement artificiel de sable sur une longueur de berge de 20 mètres et d’une ligne côtière de 110 m. Le ministre a affirmé à cette occasion que le projet de l’aménagement des côtes a débuté il y a 6 ans pour faire du littoral une destination touristique pour les visiteurs d’Alger. La délégation ministérielle s’est, également, déplacée dans les communes de Sidi Moussa, Baraki, Rouïba Dar El Beïda où le dédoublement de plusieurs routes a été mis en service dans le cadre du développement du réseau routier. Le ministre s’est aussi exprimé sur d’autres projets, entre autres, celui de l’extension du métro d’Alger vers Baraki et l’aéroport d’Alger et de faire savoir « qu’ils n’étaient pas dotés d’enveloppes financières. Mais « actuellement, toutes les opérations d’extension et les systèmes de gestion sont pris en charge par l’Etat qui consacre des montants budgétaires conséquents », a-t-il noté.
Interrogé sur le projet de mise en place d’un système de régulation automatique de la circulation routière et de l’éclairage public à Alger, en partenariat avec les Espagnols, il a souligné que le projet « est en phase de préparation ».
« La partie algérienne s’est déplacée récemment à Madrid pour l’acquisition des équipements », a-t-il fait savoir. A propos du manque des parkings par rapport au parc automobile d’Alger, il a soutenu que ce domaine devrait intéresser les opérateurs privés, du fait que l’Etat s’occupe des grandes infrastructures. « Malgré cela nous nous sommes chargés de la réalisation de plusieurs parkings dans les grandes villes, comme Alger, Constantine et Oran. Nous souhaitons que ce domaine soit pris en charge par le secteur privé », a-t-il insisté, ajoutant que certains privés se sont déjà engagés dans ce créneau « porteur ». <