PAR MILINA KOUACI
Les épreuves du bac session 2022 se sont poursuivies, hier, dans la sérénité et dans de bonnes conditions. Néanmoins, les candidats étaient au rendez-vous avec la matière la plus appréhendée, les mathématiques. Au sortir des centres d’examen, les candidats de différentes filières ont émis des avis mitigés sur le sujet d’examen de la matinée.
Les candidats de terminale issus de filières littéraires ont considéré que le sujet de mathématiques était facile et les questions étaient tirées des premier et deuxième trimestre. En effet, les candidats des filières «littérature et philosophie» ainsi que celle de «littérature et langues étrangères» paraissaient optimistes.
Le sujet, selon les candidats, était à la portée de l’élève moyen, notamment ceux qui se sont préparés depuis le début de l’année. Le sujet pour lequel nombre d’élèves ont opté était celui qui contenait des exercices sur les suites numériques, fonctions polynômes et sur la divisibilité et congruences. Contrairement aux candidats des filières littéraires, ceux de gestion et économie n’ont pas caché leur déception face aux sujets proposés dans cette matière, dont le coefficient 5 pèse beaucoup dans la moyenne générale. Ils étaient, en effet, nombreux à qualifier les deux sujets proposés de «compliqués», certains comme relativement moins difficiles que le premier.
Ceux de la filière sciences expérimentales avaient des avis partagés. Pour certains, le sujet d’examen était abordable et à la portée de tous, d’autres ont éprouvé d’«énormes difficultés» à répondre à toutes les questions, ou moyennement difficiles.
Quant aux candidats de la filière mathématiques, dont le coefficient est de 7, les questions, selon les élèves, étaient abordables et à la portée de tous, notamment le 2e sujet. Selon les enseignants, les sujets dans les différentes filières sont abordables. Les candidats qui ont bien révisé ne devraient pas rencontrer de difficultés à résoudre les sujets. Au programme de l’après-midi, les candidats ont planché sur l’épreuve d’anglais.
Des cas de fraude à Djelfa
A la veille du lancement de la session BEM et baccalauréat 2022, le ministère de l’Education national n’a cessé de mettre en garde des actes de fraude, de publication ou diffusion de faux sujets. Le ministère de la Justice a, de son côté, demandé aux procureurs généraux d’installer une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour de justice placée sous leur autorité, avec pour membres le directeur de l’éducation, le chef de sûreté de wilaya, le commandant du Groupement territorial de la Gendarmerie nationale, le chef de service régional de la sécurité intérieure et toute partie concernée, en vue de prendre les dispositions et les mesures anticipatives pour suivre le bon déroulement de ces examens.
Cette décision fait suite à l’amendement du code pénal qui criminalise la fraude aux examens nationaux et concours et l’installation, cette année, d’une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour, en vue de prévenir et de lutter contre la fraude et les fuites des sujets des prochains examens officiels. Toutefois, ces mesures ne semblent pas dissuader certains candidats de frauder. En effet, la direction de l’éducation de Djelfa a indiqué, dans un communiqué rendu public, avoir enregistré durant le premier jour des épreuves du bac 2022, six cas de fraude. Un acte que condamne la direction et met en garde de ses conséquences sur le cursus scolaire des candidats. Tout acte de fraude, faut-il le rappeler, devrait être traité strictement à travers la poursuite pénale immédiate et ce, en coordination avec les instances compétentes, à savoir les services de la Police judiciaire et l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux TIC.