Deux semaines après la condamnation à deux ans de prison ferme du journaliste Khaled Drareni par la Cour d’Alger, les professionnels du secteur, rejoints par des activistes, ont tenu hier un nouveau rassemblement au niveau de la maison de la presse Tahar-Djaout pour exiger sa libération sur fond de dénonciation du verdict.
Il s’agit, en effet, du deuxième rassemblement après la lourde condamnation par la Cour du Ruisseau du journaliste, incarcéré à la prison de Koléa, à une peine de deux ans. Une sentence décriée par ses confrères et les avocats, qui ont introduit, faut-il le souligner, un pourvoi en cassation.
Comme lors des précédents rassemblements, c’est l’innocence du journaliste qui a été mise en avant par ses confrères. «Khaled Drareni est un journaliste libre», «Khaled Drareni n’est pas un khabardji», «libérez Drareni», sont les mots d’ordre entendus à l’occasion de cette nouvelle mobilisation. L’accent a été, cependant, mis sur le verdict de la Cour d’Alger par les manifestants qui ont pointé encore une fois «un jugement juridiquement infondé».
Cette fois, le comité de soutien à Khaled Drareni a introduit la prise de parole à l’occasion de ce rassemblement hebdomadaire, a précisé le journaliste El Kadi Ihsane, membre du comité. Des journalistes, à l’image de l’ancien chroniqueur d’El Khabar, Saad Bouakba, se sont exprimés pour faire part de leur solidarité avec leur confrère et appeler à sa libération. n