Pour oublier la défaite (2-1) en Supercoupe d’Algérie face au CR Belouizdad une semaine auparavant, l’USM Alger était appelée à gagner face à l’ES Sétif pour débuter le championnat de Ligue 1 d’une meilleure manière. Mais voilà que les Usmistes ont perdu (0-2) dans leur fief d’Omar Hamadi (Bologhine) en plus de ne pas être rassurants dans le contenu. Le projet que veut construire Antar Yahia connaît déjà ses premiers contretemps avec un crédit déjà entamé.

A peine la saison commencée, la pression est déjà là pour le manager général des Unionistes qui a pu voir à quel point la rue peut être impatiente. Le temps reste l’ennemi numéro 1 des plans «longue durée». Et l’ancien international algérien peut déjà s’en apercevoir. Une Supercoupe perdue il y a 9 jours de cela et une nouvelle défaite samedi à domicile contre un concurrent direct pour le titre de champion, les Usmistes ne connaissent certainement pas l’entame rêvée de l’opus 2020-2021. Une séquence qui devait être celle du renouveau après la venue de l’entreprise Serport pour chapeauter le club.

Carte blanche et Ciccolini en tâche noire
Une large revue d’effectif avec une arrivée massive de 9 joueurs et autant qui ont été libérés après avoir négocié les modalités de résiliation du contrat. Ces dernières ont, bien évidemment, étaient conséquentes même si les détails n’ont pas été communiqués à ce sujet. Anthar Yahia a donc eu carte blanche pour ce qui est de l’aspect managérial de l’équipe. Il a eu les renforts qu’il souhaitait en se montrant persuadé du potentiel footballistique des joueurs qu’il a fait venir. Il y a aussi le choix de l’entraîneur qui a fait jaser avant qu’il ne soit licencié après le premier couac. François Ciccolini n’aura pas fait long feu puisque la collaboration entre lui et les «Rouge et Noir» a pris fin le samedi 21 novembre juste après le derby face au CRB. Le boycott de la cérémonie de remise de médailles avait été avancé comme motif pour justifier cette décision. Mais il se murmure que la méthode de travail du Corse n’avait déjà pas fait l’unanimité auprès de sa direction. Surtout qu’il y avait comme exigence de faire de la place pour les nouvelles têtes afin que le «mercato» ne soit pas sujet à contestation.

La marge d’erreur considérablement réduite
Son remplaçant, Bouziane Benaraïbi, qui était son adjoint, a donc été dépêché à la tête de la barre technique pour la réception de l’Entente. Pas la plus évidente des missions pour un driver même si Yahia lui a témoigné sa confiance avant ce rendez-vous crucial. «J’ai confiance en lui personnellement. Nous allons tout faire pour l’aider» avait indiqué le légendaire ex-défenseur des «Fennecs». Pour ce qui est de sa première erreur de casting, il avait aussi dédramatisé en déclarant : «Qui ne se trompe pas ? Qui ne se trompe pas sur le recrutement d’un joueur ou d’un entraîneur ? Mais le bilan ne se fait pas au bout de trois mois et un seul match officiel.» Là, c’est deux sorties officielles qui se sont mal passées. Certes, il ne s’agit pas de faire le bilan mais de considérer les premiers signaux qui sont, pour le moins, alarmants. En espérant que les «Gars de Soustara» parviennent à redresser, au plus vite, la situation afin que Yahia puisse mener à bien son projet. n