Le ministre de la Jeunesse et des Sports, a estimé, dans une réponse à une question orale lors de la séance plénière du Conseil de la nation relative au « recul du sport national », que le protocole d’accord signé par les clubs professionnels de football et la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas) fixant l’assiette et le taux de cotisation, devrait diminuer la pression sur les deux parties.

Un sénateur a souligné que les trois quarts des salaires des joueurs et entraîneurs des clubs professionnels sont hors imposition. Le ministre a d’abord rappelé que l’argent alloué aux clubs fait partie des mesures prises par le président de la République pour accompagner le passage au professionnalisme. «Parmi ces mesures aussi la fixation de l’assiette imposable sachant que de 2011 à 2015, cette question n’a pas été tranchée et les clubs n’ont pas pu s’acquitter des cotisations antérieures envers la Direction des impôts, ce qui a causé un cumul des dettes », a dit le ministre. Le protocole d’accord a été signé le 21 décembre dernier par le Directeur général de la CNAS, Tidjani Hassan Heddam et le président de la Ligue de football professionnel, Mahfoud Kerbadj, en présence du président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, ainsi que des présidents et représentants des 38 clubs professionnels. En vertu de ce protocole d’accord, le staff technique sportif, médical et joueurs des clubs professionnels de football bénéficieront des avantages en matière de protection sociale en application du décret exécutif 16-152 du 23 mai 2016 qui fixe l’assiette de cotisation à 15 fois le SNMG (270.000 DA). Le taux de cotisation des clubs a été fixé à 34,5% (9% pour les joueurs et 26% à la charge des clubs), en plus d’un taux de 0,5% représentant la quote-part du Fonds national de péréquation des œuvres sociales. Le président de la FAF avait remis un chèque de 320 millions de dinars à la CNAS, représentant les arriérés des clubs professionnels avant l’année 2016. « La direction de la sécurité sociale va récupérer son argent et cette situation de blocage qui dure depuis l’année 2011 a connu ainsi un heureux dénouement. Le plus grand perdant avant l’accord était la CNAS. Cela diminuera la pression sur les deux parties », a conclu le ministre de la Jeunesse et des Sports.