Plusieurs activistes du Hirak ont comparu, hier, devant le juge à Mostaganem, Relizane et Alger.

A Relizaine, le tribunal a condamné Abdellah Benaoum à deux mois de prison ferme assortie d’une amende de 20 000 DA tandis que ses trois compagnons, Yacine Khadli, Yacine El Arabi et Doubi Bounoura, ont bénéficié d’un acquittement. Ils sont poursuivis pour attroupement non armé. Les quatre activistes n’ont pas été libérés puisqu’ils sont poursuivis dans une autre affaire. Il s’agit d’atteinte au moral de l’Armée.
A Mostaganem, le détenu Brahim Daouadji a retrouvé sa liberté hier, après avoir passé plus de trois mois en prison. Le matin, il a été condamné à trois mois de prison ferme par le tribunal de Mostaganem. Des dizaines de personnes, des activistes locaux pour la plupart, ont accueilli l’ex-détenu en héros. Ce dernier n’a pas hésité à scander les mêmes slogans politiques pour lesquels il avait été arrêté. La foule qu’il l’a accompagné à sa sortie de prison a appelé à la libération de tous les détenus politiques et d’opinion dans le pays.
Très actif sur le terrain depuis le début du Hirak, Brahim Daouadji a observé plusieurs semaines de grève de la faim pour dénoncer son arrestation par les services de sécurité. Il a été admis le 8 novembre dernier, aux urgences de l’hôpital de Mostaganem dans un état préoccupant. Il n’a mis fin à sa grève de la faim qu’après la sollicitation de sa famille et de ses amis. Arrêté avec son fils de 3 ans, le 12 octobre 2019, Brahim est connu pour ses positions politiques hostiles au pouvoir et à la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre dernier.
A Alger, le militant politique Samir Belarbi a comparu, durant la journée d’hier, devant le juge du tribunal de Bir Mourad Raïs. En répondant aux questions du juge, l’activiste affirme n’avoir commis aucun acte portant atteinte à l’unité nationale. Le procureur de la République a requis une peine de trois ans de prison ferme contre l’activiste. Le verdict sera prononcé lundi prochain.
Arrêté le 16 septembre dernier, en pleine rue à Alger, Samir Belarbi est connu pour son engagement politique durant le Hirak. Il a marché dans la plupart des villes du pays avant qu’on ne l’arrête.
Toujours sur la question des détenus, le Comité national pour la libération des détenus a indiqué sur sa page Facebook que le dossier du détenu Ryad Ouachene a été transféré hier au niveau du tribunal de Médéa, en attendant la programmation de son procès. Il est détenu depuis le 27 novembre dernier et accusé d’atteinte au moral des troupes de l’Armée.