Plusieurs tribunaux ont repoussé, hier, les procès de détenus d’opinion ou d’autres poursuivis en état de liberté à une date ultérieure, annonce le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). A Bordj Bou-Arréridj, le procès de Brahim Laâlami a été renvoyé au 2 mars, indique le CNLD. Ce dernier est poursuivi pour outrage à corps constitué. La même source indique que le procès de 11 manifestants, prévu devant le tribunal de Aïn Témouchent, est renvoyé au lundi 9 mars. A Cherchell (Tipasa), le tribunal a reporté le procès de l’étudiant Kaïs Ould Amar au lundi 17 février, ajoute le CNLD. Avant-hier à Guelma, Abdelkader Benamara, arrêté le lundi 14 octobre, a retrouvé sa liberté. Ce dernier a été condamné par le tribunal de la ville à 6 mois de prison dont 3 mois fermes et 3 mois de sursis.
Pour ceux qui n’ont pas été ajournés, l’on apprend que le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis un an de prison ferme contre trois détenus. Il s’agit d’Oussaidene Ahmed, Ouarab Kamel et Saïd Madi, placés sous mandat de dépôt par ordonnance du juge d’instruction près du même tribunal en date du 1er décembre 2019. Les trois détenus sont poursuivis pour « atteinte à l’intégrité du territoire national et à l’intérêt national ». Le verdict sera prononcé le 24 février.
M. K.