Le groupe de services portuaires ‘‘Serport’’ devrait être le nouvel actionnaire majoritaire de l’USM Alger en remplacement de l’ETRHB, entreprise appartenant à Ali Haddad, emprisonné depuis avril dernier. Samedi, son frère Ali, qui n’est autre que l’ancien vice-président du club algérois, a été arrêté par les services de sécurité. En cas de délinquance fiscale avérée, l’imbroglio économico-juridique autour du rachat des « gars de Soustara » devrait se dissiper
et la liquidation sera prononcée.

C’est jeudi dernier que la passation était prévue entre «Serport» et l’ETRHB représentée par un administrateur désigné par l’autorité judiciaire. En raison de l’absence de ce dernier, l’opération n’a pas pu se dérouler. Néanmoins, l’arrestation de Rebbouh Haddad risque fortement de précipiter le rachat reprogrammé pour le 12 mars prochain, date à laquelle une nouvelle AGEx devrait être tenue. Dès le début, on savait que cette reprise allait être compliquée sur le plan légal sachant qu’Ali Haddad, président de la SSPA/USMA, était emprisonné. Désormais, même son frangin risque de connaître le même sort si les chefs d’inculpation qui planent sur lui venaient à être avérés.
« Attendons la décision de la justice »
Le président-directeur général de Serport, Achour Djelloul, était, préalablement, conscient que la reprise de la direction unioniste ne serait pas une simple formalité : « Comme il existe une situation particulière, il est clair que c’est la justice qui va accélérer le processus de rachat. L’on ne sait comment cela se fera, une liquidation ou quoi que ce soit. Il existe des dettes mais je peux vous dire que Serport prendra tout en charge », avait-il prévenu. Le patron de «Serport» a aussi tenu à préciser que « la transaction n’est pas encore faite.
Il est clair que nous serons majoritaires. Attendons d’abord la décision de justice.» Pour ce qui est des factures non-soldées, elles seraient à hauteur de 100 milliards de centimes : « nous avons engagé un audit interne au niveau du club pour évaluer la situation et les dettes de l’équipe.
Je ne vous cache pas qu’il y a des choses bonnes et mauvaises, des dettes aussi sans oublier des créances. Nous n’avons pas encore signé les documents dans la mesure où le transfert de la propriété doit se faire avec qui de droit», a précisé Achour Djelloul.
Prix d’un tas de ferraille
On passe donc des spéculations sur la cession des actions en avril dernier, démenties par Rebbouh Haddad il faut le rappeler puis confirmées en juin 2019, à une transaction dans laquelle l’aval du « propriétaire » devient facultatif si l’appareil juridique estime que la Société sportive est économiquement à liquider. A partir de là, le 93% des parts de l’ETRHB dans la SSPA rapporteraient 0 dinar aux Haddad. C’est pour dire que ces derniers perdraient gros. La fin de l’ère Haddad est imminente.
En presque 10 ans à la tête de l’ « Ittihad », le team de la capitale a brandi 7 trophées : 3 championnats,
1 Coupe arabe UAFA en 2013, 2 Supercoupes d’Algérie (2013 et 2016) ainsi qu’une seule et unique Coupe d’Algérie pourtant spécialité des Usmistes. La Ligue des Champions, objectif majeur, n’aura jamais été atteint malgré une finale perdue en 2015 face au TP Mazembe.