L’Ecole et l’Université, plateformes d’importance capitale dans l’éducation et l’enseignement d’une manière générale, constituent la base de la formation de jeunes générations de sportifs. Il est donc évidemment très important de sensibiliser sur ces institutions dans la pratique du sport.

par Saïd B.
Apprendre les bases du sport dès le début du cursus scolaire constitue un gage de réussite future à l’échelle professionnelle.
Les grandes stars américaines, pour prendre un tel exemple, sont directement liées aux études et donc en particulier aux universités et grandes écoles de formation.
En Algérie, le sport scolaire et universitaire a de tout temps bénéficié du soutien de l’Etat, mais seulement par la publication des intentions de favoriser la pratique du sport à partir de l’école et l’université et seulement au début de la rentrée scolaire et universitaire.
Mais, par la suite, on n’en entend plus parler, alors que sur le plan général on disserte sans limite sur les dettes des clubs et les spéculations pour ne pas dire la corruption. Il est donc bien temps de mettre en pratique les théories et les bonnes intentions du gouvernement sur les terrains. Au début du mois en cours, soit à une douzaine de jours de la rentrée scolaire, celle universitaire est prévue au mois d’octobre, le plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République a accordé toute l’attention requise à la promotion des activités physiques et sportives à travers la refonte de son organisation ainsi que la promotion du sport à l’école et à l’université. Ainsi, et selon ce nouveau plan, les actions du gouvernement, outre le sport scolaire et universitaire, « visent promouvoir le sport de masse et la détection des jeunes talents sportifs et leur accompagnement, ainsi que le sport d’élite, le handisport et le sport féminin », a ajouté ce plan du gouvernement.
Des actions qui seront soutenues par le renforcement, la maintenance et la réalisation d’équipements sportifs de proximité et de haut niveau sur l’ensemble du territoire national et l’amélioration de leurs dispositifs de gestion dans le sens d’une plus grande flexibilité et d’une implication effective du mouvement sportif national.
Ainsi, et dans l’objectif d’améliorer la performance sportive, toutes disciplines confondues, le gouvernement œuvrera à faire progresser le niveau de formation sportive en élargissant son champ d’intervention à travers notamment la création d’écoles, d’académies et de centres privés de préparation sportive, en impliquant les membres de la communauté nationale à l’étranger.
La place et la mission de l’éducation physique et sportive seront renforcées à travers la révision des rythmes d’études, le renforcement du parc infrastructurel et la mobilisation de ressources pédagogiques au niveau de l’ensemble des paliers éducatifs qui constituent un véritable vivier pour l’émergence de jeunes talents sportifs, garants du renouvellement de l’élite sportive nationale.
Mieux encore, on y a même précisé que les actions du gouvernement visent également la promotion d’une véritable politique de détection, de formation et d’accompagnement de jeunes talents sportifs, à travers des structures spécialisées créées à cet effet (lycées sportifs, centres de préparation de l’élite et écoles nationales, classes sport/études), ainsi que le développement du sport professionnel qui s’inscrit également dans la même dynamique des objectifs stratégiques du plan d’action du gouvernement. Certaines de ces structures existent déjà, mais il faut bien renforcer ces structures par des finances à même d’assurer leur bonne marche. Or qui dit finances, dit gestion. Et c’est là où le bât blesse. Le ministre de la Jeunesse et des Sports lui-même l’a reconnu, le problème du développement sportif dans notre pays manque d’une gestion rigoureuse et de suivi dans cet ordre d’idée.
Il est donc temps pour que le MJS d’une manière précise et l’Etat d’une manière générale suivent régulièrement la marche du mouvement sportif national pour assurer les objectifs assignés dans le secteur sportif dans le plan du gouvernement. D’ailleurs n’est-il pas bien précisé aussi que les actions relatives à la prise en charge de l’élite sportive portent sur des objectifs à court et moyen termes, notamment les jeux Méditerranéens d’Oran 2022 et les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le plan d’action du gouvernement vise en outre la mise en cohérence des moyens déployés par les pouvoirs publics en faveur du sport d’élite, notamment sur le plan financier, ainsi que la formation de l’encadrement de haut niveau, l’application du statut du sportif d’élite et de haut niveau, et la promotion de la médecine du sport, de même qu’il sera procédé au renforcement des infrastructures sportives de haut niveau, dédiées à la préparation des athlètes d’élite. n