Par Bouzid Chalabi
Le plan de déploiement de stations de dessalement de l’eau de mer consacré aux besoins en alimentation en eau potable (AEP) des populations de l’est de la capitale et de ses environs immédiats se poursuit. Dans ce cadre, c’est le projet de la station d’El Marsa qui enregistre le meilleur taux d’avancement dans la réalisation des travaux soit 87 % contre 41% pour celui de Corso.
Les taux d’exécutions desdits chantiers révélé par le PDG d’Algerian Energy Company (AEC), du groupe Sonatrach, Lotfi Zennadi. C’était lors de son passage devant la commission de l’habitat, de l’équipement, de l’hydraulique et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée populaire nationale (APN), sous la conduite du président de la commission, Ammar Oulmi.
Le PDG,repris hier par l’APS, a par ailleurs expliqué que la capacité de production des stations d’El-Mersa et de Corso et celui de la station de Bateau-Cassé sont de 10 000 mètres cubes par jour (m3/j). Rappelant au passage que ces trois projets s’inscrivent dans le cadre du programme d’urgence du gouvernement, qui prévoit la création de trois stations de dessalement d’eau de mer à l’est de la capitale d’une capacité totale de 15 000 m3/j.
Pour le détail, Zennadi a précisé concernant la station de Corso qu’elle est d’une capacité de 80 000 m3/j et celle d’El-Mersa de 60 000 m3/j, a-t-il ajouté. A propos du volet réalisation des projets en question, le premier responsable d’AEG a mis en avant les capacités des entreprises algériennes avec à leur tête Cosider suivie de l’Entreprise nationale de génie civil et bâtiment (GCB) dans la réalisation de ces projets importants pour le secteur. Le PDG a en outre rappelé à la même occasion les grands projets seront qui seront concrétisés dans ce domaine, à savoir la création de cinq stations de dessalement d’eau de mer à Béjaïa, Boumerdès, El-Tarf, Tipasa et Oran.
Poursuivant dans ce sens il a informé ladite commission de l’APN que la stratégie de réalisation de ces grandes stations repose également sur les capacités nationales, notamment les entreprises relevant du groupe Sonatrach, pour limiter les dépenses en devises, réduire les coûts de production, assurer le service public de l’eau et acquérir de l’expérience et de la technique, a-t-il affirmé, faisant référence au recours aux entrepreneurs algériens dans le secteur du bâtiment et travaux publics (BTP). Le PDG à outre fait savoir que les plans d’exécution ont été approuvés ainsi que les groupes et les sites devant abriter les nouvelles stations ont été sélectionnés, précisant que leur mise en service est prévue pour décembre 2024.
Rappelons enfin que l’Algérie compte actuellement 14 stations de dessalement d’eau de mer opérationnelles, dont le nombre sera porté à 19, après l’entrée en exploitation des projets programmés, à partir de 2024. Un nombre appelé à la hausse après la concrétisation du deuxième programme des 6 autres stations, dont la mise en service future va réduire sensiblement la dépendance aux eaux des barrages et souterraines, est-il escompté. n