Le président tunisien, Kaïs Saïed, a annoncé avoir fixé un ultimatum pour les partis politiques, coalitions et blocs parlementaires, pour désigner leurs candidats pour le poste de chef de gouvernement, selon un communiqué de la présidence tunisienne. « Le président de la République, Kaïs Saïed, a entamé des consultations sur le choix du personnage le plus approprié afin de le charger à former un gouvernement », a précisé la même source. Elle a rappelé que le chef de l’Etat tunisien avait adressé jeudi des lettres aux chefs des partis politiques, des coalitions et des blocs parlementaires pour proposer des noms de candidats à la primature, conformément à l’article 89 de la Constitution tunisienne. Dans une déclaration vendredi à l’agence officielle TAP, un responsable à la présidence de la République tunisienne a assuré que jeudi 23 juillet est la date limite de réception des propositions. Mercredi dernier, le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh, avait présenté officiellement sa démission au président Saïed, quelques heures avant le dépôt, au parlement, d’une pétition de censure à son encontre. Une décision qu’il a affirmé avoir prise dans « l’intérêt national et afin d’éviter au pays davantage des conflits entre les institutions de l’Etat et en consécration du principe de moralisation de la vie politique ». Fakhfakh a expliqué avoir choisi de démissionner ouvrant ainsi au Président Saïed « une nouvelle voie pour une sortie de crise », soulignant son engagement à continuer à assumer pleinement ses responsabilités. Choisi en février pour diriger un gouvernement de coalition, Fakhfakh, qui est sous le coup d’une enquête judiciaire pour conflit d’intérêt, est accusé depuis fin juin de ne pas avoir cédé la gestion de ses parts dans une entreprise d’assainissement ayant remporté des marchés publics ces derniers mois. Le président tunisien a 10 jours pour nommer une personnalité la plus apte à former un gouvernement, qui aura elle-même un mois afin de convaincre la majorité absolue des députés d’approuver son équipe.(