Il s’est rarement montré aussi clair sur une affaire qui l’a visiblement profondément marqué et qui a redessiné l’équipe de France. Ce samedi, chez nos confrères de RTL, est revenu sur l’épisode Benzema qui l’avait accusé d’avoir cédé à «une partie raciste de la France» après sa non-sélection à l’Euro 2016. L’actuel attaquant du Real Madrid n’a plus été appelé chez les Bleus depuis sa mise en examen fin 2015 dans l’affaire du chantage à la sextape exercé sur Mathieu Valbuena, pour laquelle il a récemment été renvoyé en correctionnelle.
«Deschamps a cédé sous la pression d’une partie raciste de la France», avait accusé Benzema le 1er juin 2016 dans la presse espagnole, deux jours avant que la résidence bretonne du sélectionneur soit vandalisée, avec un tag le traitant de «raciste». «C’est une trace. Même si avec le temps ça s’apaise un peu, je ne peux pas oublier. Ce n’est pas lié qu’à Karim Benzema. Il y a des déclarations d’autres personnes aussi qui ont amené à ce fait violent et qui touche à ma famille», a raconté Deschamps samedi sur RTL.

JE N’OUBLIERAI JAMAIS
Le patron des champions du monde 2018 assure accepter toutes les critiques sur ses «choix de sélectionneur» mais «là, ça franchit la ligne blanche. Ça touche mon nom, ma famille. Pour moi, c’est inacceptable». «Tenir certains propos, ça amène forcément à une agressivité verbale ou physique. J’en subis les conséquences. On ne peut pas oublier. Je ne peux pas oublier. Je n’oublierai jamais», a-t-il asséné.
A la veille de l’Euro 2016, Eric Cantona avait déclaré dans un quotidien britannique que Benzema et Hatem Ben Arfa n’étaient pas sélectionnés en raison de leurs origines. En décembre dernier, la plainte de Deschamps pour diffamation a été déclarée nulle pour des raisons de procédure, mais le sélectionneur devait faire appel, selon son avocat.