Le phénomène de la violence dans les stades ne se limite décidément pas qu’au football dans notre pays. D’autres sports collectifs n’échappent pas à ce fléau nuisible à la société. Pas plus tard que vendredi derner, le match AB Barika – OM Annaba en Championnat d’Algérie de la Division nationale « A » de handball a connu des scènes de violence.

La partie qui opposait les deux coleaders  a été arrêtée à la 52e minute du jeu.
Il faut savoir que cette rencontre choc devait départager les deux co-leaders pour une place en Division Excellence. Seulement, alors que l’équipe visiteuse l’OM Annaba menait au score face à l’équipe locale de Barika (23 – 21), des supporters ont envahi le terrain mettant en péril la vie des joueurs, des responsables et des officiels. Ils n’ont donc pas trouvé mieux que de saccager sauvagement la Salle omnisports de la wilaya de Batna. Aux dernières nouvelles, on a annoncé la blessure de 6 personnes. Mais, ces scènes de vandalisme d’une extrême violence auraient pu coûter la vie aux personnes présentes, n’était l’intervention énergique des services d’ordre, de la Gendarmerie et de la Protection civile qui ont mis fin à ces horribles scènes.

Réaction de la FAHB
D’ailleurs, la réaction de la Fédération algérienne de handball (FAHB) ne s’est pas fait attendre. Elle a expressément posté un communiqué sur sa page Facebook dénonçant l’irresponsabilité des supporters et des dirigeants de l’équipe locale. Ainsi, la FAHB a écrit : « Suite aux regrettables événements qui sont survenus lors de la rencontre de la dernière journée de la Nationale 1 Hommes, qui a opposé l’AB Barika à l’OM Annaba, la fédération algérienne de handball déplore avec la plus grande rigueur le comportement indigne, irresponsable et antisportif des responsables et supporters de l’AB Barika qui ont mis en danger la vie des officiels désignés pour diriger cette rencontre. » L’instance fédérale menace les fauteurs de troubles, en indiquant qu’« à cet effet, de lourdes sanctions seront infligées aux responsables de ces actes qui ont osé porter atteinte à l’intégrité physique des arbitres, des délégués et des athlètes ». De plus, la FAHB tient à rendre hommage et témoigner sa reconnaissance aux services de la Sûreté nationale, la Gendarmerie nationale et ceux de la Protection civile qui, « au péril de leur vie, ont su protéger ces missionnaires ». Et à la même structure d’ajouter en guise de conclusion qu’elle « remercie vivement les autorités locales de la wilaya de Batna à leur tête le wali pour sa précieuse assistance ».

La petite balle après le foot et le basket-ball
Faut-il rappeler que le basket-ball a également connu récemment des scènes de violence au point où le match de la 8e de finale entre le  WAB et le GSP a été arrêté à une minute de la fin du troisième quart-temps alors que le GS Pétroliers menait largement au score (60-44). Cela s’est passé suite aux incidents provoqués par les supporters du WAB, qui ont motivé (pour ne pas dire provoqué) la décision du commissaire technique, Nachid Massaoudi, d’arrêter la rencontre. Or, il se trouve que cette rencontre fait toujours couler beaucoup d’encre puisque le match devait être complètement rejoué mardi dernier à Staouéli. Mais cette rencontre n’a pu avoir lieu suite au refus de la direction de l’équipe de Boufarik de poursuivre la partie selon le temps restant et le score initial (60-44) en faveur des Pétroliers. Dans sa première décision, la Fédération algérienne de basket-ball (FABB) avait décidé de faire rejouer le match intégralement avec un score vierge, mais le président du GSP avait introduit un recours qui a été étudié en 2e instance par le bureau fédéral de la FABB. Ce dernier a décidé de la reprise de la rencontre au moment de son interruption, soit à la 8.58’’ du 3e quart-temps. Estimant être lésé, et en dépit du fait qu’il s’est déplacé avec son équipe mardi dernier, le président du WOB, Khaled Mehnaoui, a refusé de reprendre la partie comme prévu par la Fédération. Finalement, le WAB est donc déclaré perdant. Ce qui explique pourquoi le GS Pétroliers affrontera l’IRBB Bou-Arréridj en match des quarts de finale de la Coupe d’Algérie programmés mardi 1er mai. Tout cela à cause de ces pseudo-supporters qui usent de  violence, poussant ainsi leurs équipes respectives à connaître plus de difficultés que celles qu’elles vivent actuellement avec ces « scandales » qui n’en finissent pas….