Par Nadir Kadi
Plusieurs projets structurants pour le secteur de l’exploitation minière, notamment ceux du gisement de minerai de fer de Ghara Djebilet et celui de prospection d’hydrocarbure en mer, devraient être lancés avant la fin de l’année en cours. C’est en tout cas ce qui est ressorti, dimanche, selon l’APS, de la réunion du Conseil des ministres ; le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a, en effet, «ordonné (…) d’accélérer le parachèvement des procédures pour le lancement effectif avant la fin de l’année en cours».
Programme économique, qui concernerait plusieurs projets totalement nouveaux, des restructurations d’exploitations existantes mais aussi le lancement d’autres projets longtemps restés à l’état de «chantiers». Les informations rapportées hier, font en ce sens état, en plus du gisement de Ghara Djebilet, de l’ouverture du gisement de phosphate de Bled El Hadba (Tébessa) mais aussi du lancement, à terme, de l’exploitation offshore d’éventuels gisements d’hydrocarbure, le président Tebboune aurait en effet explicitement demandé l’intensification des opérations de prospection de nouvelles sources d’énergie pour le pays dans le périmètre maritime.
Le chef de l’Etat et le gouvernement, qui qualifient ces projets de «mesures d’urgence pour la relance de l’activité minière», projettent par ailleurs d’y associer, une ou plusieurs infrastructures «structurantes» pour le secteur. En ce sens, et sans donner d’information quant aux délais et détails du projet, un communiqué de la Présidence de la République, cité par l’APS, précise que le président Tebboune a instruit les membres du gouvernement afin de «créer une usine pour la fabrication de rails à Béchar». L’objectif étant de doter «les projets de liaisons relatifs notamment à l’exploitation», entre autres pour le projet futur de Ghara Djebilat, pour lequel le gouvernement semble accorder une attention particulière. Les informations sur ce site minier, découvert dans les années 1950, les place en effet parmi les plus importants au monde avec une réserve exploitable de près de 2 millions de tonnes. Quant à l’exploitation des gisements d’hydrocarbures existants, la démarche du gouvernement met en avant une politique de revalorisation et de modernisation des technologies d’exploitations des puits. Ainsi, le gouvernement, toujours selon la même source, espère «augmenter à 35% la performance de récupération des puits de pétrole exploités». Le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, avait pour sa part évoqué, début septembre, l’abortion d’une stratégie visant à prolonger l’exploitation de certains gisements en expliquant que les sites ouverts entre 1960 et 1970 nécessitent «une exploitation particulière (…) des investissements et de la technologie».
Par ailleurs, il est à souligner que les projets mis en avant-hier lors du Conseil des ministres devraient également êtres inscrits dans un cadre économique plus global associant des «partenaires nationaux», le chef de l’Etat ayant «appelé à l’implication des opérateurs économiques nationaux expérimentés dans les différents segments de transformation des produits miniers», ajoute le compte-rendu de la réunion. n