Des dirigeants, techniciens, arbitres et boxeurs algériens viennent de créer un groupe qui « demande la convocation d’une assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais » afin de débattre sur le profond malaise qui la secoue et penser réellement à son devenir.

Cette initiative émane de personnalités qui ont beaucoup donné à la boxe dont l’ancien entraîneur national, ancien DTN, ancien secrétaire général, ancien général manager WSB, ancien boxeur, ancien cadre du ministère de la Jeunesse et des Sports, conseiller en boxe, expert AIBA, Azeddine Agoune, la ligue de Setif, la ligue de Batna, la ligue de Tiaret, la ligue de Oum El Bouaghi, le club de Blida, le club de Tiaret, la ligue de Tiaret, la ligue de Annaba, le club d’Alger, un ancien président de la fédération, le club de Béjaïa, la ligue de Bouira, la ligue de Mascara, la ligue de Djelfa, la ligue de Constantine, la ligue de Tebessa, des anciens entraîneurs nationaux ainsi que des boxeurs de haut niveau et olympiens. Ce groupe de personnes compte d’ailleurs saisir la Fédération algérienne de boxe (FAB) pour l’informer de leur démarche.
L’autopsie de
la situation
Ces personnalités de la boxe algérienne ont rédigé un communiqué dont une copie a été remise par un membre de ce groupe, à la rédaction de « Reporters » dont voici des extraits : « Nous les soussignes, boxeurs, dirigeants, entraîneurs, arbitres, présidents de ligue, représentants des clubs, officiels et membres de l’assemblée générale, devant la situation exceptionnelle que vit la fédération algérienne de boxe, une situation marquée par des tiraillements entre les membres de l’instance fédérale; à savoir le président et les membres du bureau exécutif et ce, depuis 2017; date de leur élection, lesquelles querelles ont non seulement influé négativement sur le développement de la boxe à travers le territoire national, mais elles ont porté des coups fatals à son image et à sa crédibilité. De ces disputes indignes de responsables à ce niveau de représentation, il est significatif de soulever des faits d’éthique et de morale ainsi que de falsification des résultats rendus par les juges –arbitres. Sans parler de la déperdition de boxeurs de haut niveau qui ont été contraints à une retraite forcée et avant terme ainsi que l’exode et l’instabilité de cadres, entraîneurs et officiels à cause d’une marginalisation sciemment orchestrée », pouvait-on lire.
D’autre part, le communiqué de ce groupe de spécialistes du «Noble art», font remarquer l’absence d’un représentant algérien au sein de l’AIBA : «La mésentente et les brouilles par jalousie mesquine entre personnes ont coûté à la boxe algérienne des pertes sèches, en matière de représentativité internationale » indique la même source.
« Il est significatif de rappeler que l’Algérie siégeait au sein de l’AIBA, en qualité de vice-présidente, et occupait la présidence de la confédération africaine de boxe, alors que désormais plus rien…
Tout a été bradé au profit de pays jadis sans présence aucune sur la scène pugilistique continentale et mondiale», précise le communiqué ajoutant que «les injonctions répétées et maladroites du ministère de la Jeunesse et des Sports ont pollué le peu de sérénité encore existante au sein de la fédération, comme elles ont réussi à démolir tous les programmes de développement de grande envergure, à l’image de la création des ligues régionales et l’engagement dans la compétition de la World Series of Boxing (WSB). »
« Assurer la pérennité de la fédération »
Se déclarant « attachés aux principes de la bonne gouvernance et de la transparence en matières de gestion des deniers publics », ce groupe de personnalités connus dans le milieu de la boxe algérienne annonce « soutenir la décision de diligence d’une inspection à l’effet de contrôler et de vérifier l’usage qui a été fait aux fonds publics affectés à notre fédération. Eu égard aux récents développements ayant singularisé notre fédération et devant l’imminence du blocage institutionnel en vue, conformément aux lois, règlements et statuts en vigueur, nous demandons la convocation d’une assemblée générale extraordinaire dans les plus brefs délais, dans le strict respect des dispositions statutaires y afférentes ; la démission collective des membres du bureau et du président, à défaut il leur sera fait un retrait de confiance, et l’installation d’une commission de préparation de l’AG élective ainsi que les commissions de recueillement des candidats et celle de recours. ». Enfin, « Nous agissons, évidement, dans le strict respect des lois et règlements en vigueur pour assurer la pérennité de notre fédération et de surcroit de notre discipline » a conclu le communiqué de ce groupe des personnalités qui ont beaucoup donné à la boxe algérienne. Le hirak vient, apparemment, d’atteindre le sport algérien à commencer par le «Noble art»…<