S’il est vrai que les médecins résidents continuent d’assurer un service minimum, certains même de jour, et s’il est vrai que les médecins internes assument de nouvelles et nombreuses tâches depuis que le mouvement de grève s’est durci, il arrive que des patients, parce que mal ou pas du tout informés, sont rattrapés par la situation exceptionnelle que connaissent les hôpitaux du pays.

Il en est ainsi de cette jeune femme rencontrée au CHU Lamine-Debaghine. Elle est venue de Boumerdès pour passer une IRM, mais a dû rentrer chez elle bredouille. «Je suis sortie de chez moi à 5 heures du matin pour me retrouver ici sans rendez-vous ni consultation. On m’a dit que les médecins ont réglé leurs problèmes et repris le travail», s’est-elle plainte, dépitée. Nombreux sont les patients qui se retrouvent dans la même situation, nous dira un médecin résident. Au Camra, l’information sur l’état d’avancement des négociations avec la tutelle est diffusée en temps et en heure pour éviter de nouveaux désagréments, indique-t-on.