A moins de deux semaines de la rentrée des classes, des parents d’élèves ont adressé une lettre au ministère de l’Education nationale dans laquelle ils lui demandent de réintégrer les élèves exclus.
L’Union nationale des parents d’élèves (UNPE) a demandé à la tutelle d’intervenir dans l’objectif de sauver des élèves qui vont se retrouver dans la rue en proie aux fléaux sociaux. Le président de l’UNPE, Hamid Saadi, indique que des parents d’élèves saisissent continuellement l’association, afin qu’elle intervienne auprès du ministère pour tenter de réintégrer leurs enfants forcés de quitter les bancs de l’école suite à leur échec scolaire. Sans communiquer un chiffre précis sur le nombre d’élèves exclus, le président de l’UNPE indique qu’ils sont en majorité du cycle secondaire. «La scolarisation est obligatoire pour tous les élèves jusqu’à l’âge de 16 ans. Par conséquent, ceux du primaire ne sont pas touchés», dit M. Saadi. Il estime que la plupart des élèves exclus sont du cycle secondaire et très peu du cycle moyen. Toutefois, l’UNPE se bat pour la réintégration des élèves des deux cycles, notamment, dans les écoles disposant de places pédagogiques, dit le président de ladite association. «On ne souhaite pas que nos enfants se retrouvent dans l’interdiction de rejoindre l’école à la prochaine rentrée», ajoute notre interlocuteur, qui défend le droit des enfants de retourner à l’école.
Le nombre d’enfants mis à la porte pourrait se réduire à la prochaine rentrée scolaire si les établissements scolaires organisent une session de rattrapage. «Nous demandons aux écoles d’organiser des sessions de rattrapage dans les meilleurs délais et d’étudier les dossiers des
élèves dans la moyenne annuelle frôle le 10.»