Régulièrement prise pour cible par les organisations non gouvernementales, ou encore des militants et défenseurs de droits de l’homme dans la question des migrants qui atterrissent sur son sol, l’Algérie n’en désarme pas pour autant et s’emploie à riposter et à refuser le statut qu’on veut avec acharnement lui attribuer.

Territoire à position géographique pouvant être enviée, notamment à travers le lien qu’il permet d’établir entre les deux continents européen et africain, notre pays perd fatalement beaucoup de ce privilège dès qu’il est mis face au phénomène de l’immigration clandestine qui en fait un territoire de transit et de destination, notamment celle en provenance des pays d’Afrique subsaharienne. Un dossier délicat à gérer et qui le devient encore plus lorsque des contingents entiers de migrants clandestins échouent dans leur tentative de rejoindre leur destination initiale et finissent par jeter leur dévolu sur l’Algérie où ils ont trouvé des terres d’échanges pour cultiver leurs espérances perdues dans le bercail.
Et, quoi qu’en disent les accusations des ONG, les autorités concernées par la gestion de l’incommodant dossier de la migration clandestine ne baissent pas la garde. Ni aux frontières, où ils font face d’abord à des réseaux de criminels qui tirent les ficelles du phénomène migration clandestine, puis aux migrants eux-mêmes qu’ils doivent prendre en charge dans le respect des droits humains. A ce niveau précis du traitement fait aux migrants, le département d’Etat américain a décidé de réviser à la baisse le degré d’hostilité vis-à-vis de l’Algérie. Il livre des chiffres qui mettent en évidence les efforts déployés en la matière durant l’année 2017 et donnent à apprécier les efforts consentis pour gérer un dossier aussi sensible que l’immigration clandestine.
De leur côté, les autorités algériennes apportent une énième fois des démentis aux organisations qui continuent à la cibler, se chargeant de diversifier les preuves dans sa réplique.
Les choses se passent ainsi au moment où les pays de la puissante UE n’ont pas trouvé de meilleur accord sur l’immigration que celui qui bloque des personnes aux portes de l’Europe, quelle que soient leur vulnérabilité et les horreurs qui les poussent à fuir leurs pays d’origine.